samedi 2 février 2019

Epreuves symboliques au Rite Moderne Français Traditionnel

Suite à la nouvelle révision (2017/2018) du Rite Moderne Français Traditionnel des LNFU, la Loge Jean-Théophile Désaguliers n°1 a lancé un cycle de lecture commentée du rituel d'initiation au premier grade. Les comptes-rendus de ses trois dernières Tenues viennent d'être publiés : 16 octobre, 20 novembre, 18 décembre 2018.

A titre d'exemple, voici un extrait du rituel avec les commentaires associés :
"Monsieur, le moment approche où les épreuves symboliques de votre initiation vont prendre fin. Nous vous avons fait apercevoir les trois niveaux de la vie humaine : le chaos de la vie grossière, les luttes pour la recherche du bien et de la vérité, le stade supérieur, enfin, de la connaissance de soi et de la compréhension​ ​d'autrui.
Il nous reste cependant à vous communiquer l'enseignement le plus important, qui est : qu'aucun de nous n'atteindra jamais la perfection et que, sur le chemin où vous vous engagez ce soir, vous connaîtrez, comme nous les avons connues, de nombreuses et​ ​cruelles​ ​déceptions."
Et voici les commentaires :
Le candidat vient de faire les 3 voyages et a subi les 2 épreuves de l’eau et du feu dont la signification évangélique (et non alchimique) et a été mise en valeur précédemment. Il va bientôt prêter son obligation mais auparavant une dernière épreuve l’attend, celle de la coupe d’amertume. La note 34 donne les sources documentaires de cette séquence symbolique. On apprend ainsi que cette épreuve est d’apparition tardive (relativement au XVIIIe siècle) dans les rituels maçonniques et illustre un phénomène souvent observé dans l’élaboration des textes à cette époque. Son origine est à rechercher dans les « hauts grades » et plus précisément dans l’Ecossais trinitaire de Pirlet (années 1760-1770). Ce grade chrétien associe les épreuves de l’eau au 1er voyage, du feu au 2e et du sang au 3e et leurs significations ne fait guère de doute. Cette épreuve subsiste dans le Rite Ecossais Rectifié. Il n’en reste pas moins que son aspect un peu grandiloquent posa problème et ceci fut accentué encore au XIXe siècle, ce qui ne fut pas toujours du meilleur goût. Si la signification originale chrétienne de l’épreuve du sang est transparente (dans notre rituel on peut la voir 1° comme un passage obligé avant le serment -qui va faire du candidat un Maçon- 2° comme la préfiguration symbolique du châtiment auquel il consent en cas de parjure), on peut y ajouter des significations néo-païennes : le nectar décrit dans L’Illiade ; le fleuve Léthé qui procure l’oubli si l’on boit de son eau (et on voit alors cette épreuve comme l’effacement de sa vie antérieure, physique, avant de s’ouvrir à une nouvelle vie, spirituelle). C’est, en effet à la fin du XVIIIe siècle, que l’on introduit dans les rituels des références aux mystères antiques qui remplacent peu à peu les idées chrétiennes, avant d’être supplantées à leur tour par un fatras d’alchimie de pacotille.
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lundi 7 janvier 2019

Une action de bienfaisance des LNFU

La Bienfaisance est la première, la plus belle, et à vrai dire la seule forme d’extériorisation digne de la Maçonnerie traditionnelle. C’est même pour elle un devoir. 
Les LNFU ont ainsi réalisé une première action, à l’initiative conjuguée des loges La Rose & le Chardon n°1, de Paris, et La Rose & le Houblon n°5 à Lille. 

Nous avons financé l’acquisition par le Centre hospitalier de Valenciennes, dans le Nord, pour le service de chirurgie ambulatoire, d’une voiture électrique téléguidée qui est destinée aux enfants. Grâce à ces véhicules, les futurs petits opérés descendent au bloc opératoire dans la joie en conduisant « leur auto », et l’effet est si extraordinaire qu’on n’a plus besoin, pour les rassurer, de leur administrer de prémédication, et que les enfants sont même endormis dans la voiture avant d’être placés sur la table d’opération ! 
Nous avons offert à Valenciennes un « combi Volkswagen » en réduction qui peut embarquer deux enfants : dans les cas de greffes ou de transplantations entre frères et sœurs, les deux enfants cheminent ainsi ensemble au bloc, sans angoisse…

Voici les photos de la réception officielle du véhicule par l’équipe de l’Hôpital de Valenciennes, avec le coordonnateur du pôle de ce chirurgie ambulatoire, le Dr Nabil Elbeki, le chef du pôle de chirurgie, le Dr Patrick Bonnet, et le directeur général adjoint, Mr Alain Lecherf, qui nous ont reçus avec beaucoup de chaleur et de sympathie. 

Vous pouvez aussi voir des enfants « aux commandes » du combi VW offert par les LNFU en suivant ce lien.

Nous garderons un souvenir ému de cette matinée et de ce don qui, bien entendu, a été fait officiellement au nom des Loges Nationales Françaises Unies, et présenté comme une action publique de la Franc-Maçonnerie.
Dans les mois qui viennent, le Grand Hospitalier proposera au Grand Conseil d’autres actions allant dans le même sens.

samedi 24 novembre 2018

Actualités de Liber Latomorum

Lors de sa Tenue du 23 octobre 2018, la Loge Liber Latomorum lettre γ de la LNMF a présenté les ouvrages suivants :

Ci-dessous un aperçu de deux d'entre eux :

La Fabrique de la franc-maçonnerie française, Histoire, sociabilité et rituels, 1725-1750

"Cet ouvrage important est le fruit de la collaboration de plusieurs auteurs. 
Une introduction de 25 pages pose le problème : « Des îles britanniques à la France, une nouvelle sociabilité pour un monde nouveau ». On sait que les sources de la franc-maçonnerie sont britanniques (Angleterre, Ecosse, Irlande). C’est vers 1725 qu’une première vague composée de Jacobites introduit la franc-maçonnerie en France mais celle-ci demeure confidentielle. Vers 1732-1735, des Hanovriens (tenants de la dynastie anglaise au pouvoir) lancent une deuxième vague qui s’ouvre à des Français. Et c’est à partir de ce point de départ que la franc-maçonnerie française par une extraordinaire expansion et créativité va devenir ce que d’aucuns appelleront « la fille aînée de la franc-maçonnerie ». C’est donc l’histoire de cette période foisonnante de fondation (1725-1750) qui est étudiée dans ce livre. 
C’est ainsi qu’on trouvera des articles qui abordent divers aspects de la franc-maçonnerie de cette époque. Citons : Ad fontes, du Parnasse de Chaulnes aux archives de Minsk : L’Anglaise de Bordeaux, 1732, par Pierre-Yves Beaurepaire, article rédigé à partir de la découverte récente par l’auteur du premier livre des comptes-rendus de la Loge L’Anglaise de Bordeaux volé par les nazis et conservés par les soviétiques puis les Biélorusses. Ce livre d’architecture commence donc avant celui de la Loge « Coustos-Villeroy » (1736), c’est dire toute son importance pour cette toute première période d’autant que les fondateurs de cette loge étaient principalement de marchands Irlandais de Cork et que cette Maçonnerie irlandaise est souvent présentée comme une Maçonnerie archaïque.
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L’Architecture des temples maçonniques - le temple spirituel, le temple matériel

"À l’origine de cet ouvrage une thèse de doctorat soutenue à l’Université de Lille 3 – Charles De Gaulle en 2016, Pratique rituelle et forme de l’espace ; le Temple maçonnique : forme, type et signification. Mais ce livre est plus qu’une simple réduction de thèse et propose une libre réflexion sur le sujet dans un format facilement lisible par un lectorat plus large. 
François Gruson est architecte et c'est en théoricien de l’architecture qu’il montre comment le modèle du temple maçonnique s’est décliné à travers les époques et les pays, influencé par leurs systèmes politiques et religieux ; même s’il examine principalement les situations en Angleterre, en France et aux Etats-Unis d’Amérique. Cet ouvrage rigoureux, fondé sur les méthodes des sciences sociales met également en lumière le manque d’intérêt global des francs-maçons pour leur patrimoine culturel, y compris architectural. 
La 1ère partie est consacrée au temple spirituel, c’est-à-dire à sa dimension immatérielle, avec ses invariants mais aussi ses adaptations aux pratiques rituelles. L'auteur envisage également le temple comme objet symbolique voire comme archétype. 
La 2e partie est consacrée au temple matériel en tant que projet architectural mais aussi objet social. Comment s'inscrivent ces bâtiments dans les différents styles de l'Histoire de l'architecture ? (néogothique, égyptien, etc.) Quels sont les éléments mobiliers requis, les parties du temple (bibliothèque, salle humide, etc.) ? Comment le temple s’insère dans la ville ? Espace visible (enseigne, emblèmes, devises) ou invisible ? Espace ouvert (comme à Cuba) ou fermé ? L'auteur achève son essai par la question du réemploi des temples désaffectés (problématique majeure aux USA).
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jeudi 8 novembre 2018

L'Anglaise des LNFU !

Une nouvelle Loge est née au sein des Loges Nationales Françaises Unies : L'Anglaise n° 6 - dans la filière mixte (LNMF).

Cette Loge travaillant au Rite Anglais style Emulation se réunit deux fois par mois à l'orient de la côte bleue entre Sausset-les-pins et Gignac-la-nerthe.

Voici l'historique de cette Loge que l'on peut retrouver sur le site de la Loge - dans lequel vous trouverez également ses futurs travaux :
"Tout d'abord, il va s'en dire que la Loge L'Anglaise des LNFU ne possède aucun lien de parenté avec la Loge L'Anglaise crée à Bordeaux dans les années 1730. 
Pour raconter la naissance de l'Anglaise, il faut évoquer de belles histoires de fraternité.
Ainsi, au tournant des années 2000, dans le Sud-Est de la France, à Marseille, un groupe de frères et de sœurs de toutes obédiences décida de se réunir afin de travailler autour des articles parus dans la revue d'étude symbolique et historique Renaissance Traditionnelle.
Dans ce groupe, nommé Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle, un frère, Dominique, réalisa la lecture d'un article de Jacques LECHELLE consacré à l'une des plus anciennes loges françaises du XVIIIe siècle : L'Anglaise de Bordeaux. 
Moins de 10 ans plus tard, lorsqu'une Loge Emulation commença ses travaux aux environs de Toulon, ce frère faisait partie des fondateurs. Cette Loge se nommait : Gérard GEFEN, en hommage à un frère de la Loge Nationale Française qui avait activement participé au développement du rite anglais au sein de cette fédération de Loges. 
Tout naturellement, le frère marseillais eut envie, avec d'autres frères de fonder une Loge Emulation, sur Marseille, et souhaitait, à titre de clin d'oeil, proposer le nom de "L'Anglaise". 
Or, la loge toulonnaise fut mise en sommeil. Afin d'honorer la mémoire de celui dont la Loge toulonnaise avait porté le nom, la nouvelle Loge Emulation de la LNF à Marseille qui fut créée reprit ce nom de : Loge Gérard GEFEN N°29. 
Presqu'une décennie passa à nouveau, et en 2015, la Loge Nationale Mixte Française fut instaurée. Avec elle, une Loge mixte : Le Cèdre et les pensées naquit à Marseille. 3 années passèrent, et des frères de la Loge Gérard GEFEN eurent l'envie de créer, à leur tour, une Loge mixte, mais cette fois dans la zone de la Côte Bleue. Un groupe de travail se forma alors. 
Lorsqu'il fallut trouver un nom à ce groupe de travail, un autre frère des Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle se souvint de la proposition de nom formulée quelques années auparavant. Et, à son tour, en hommage au frère qui l'avait suggéré, proposa le nom de L'Anglaise. 
Cette fois, à l'unanimité, le nom fut adopté."
Si vous souhaitez la visiter, cliquez sur ce lien.

dimanche 4 novembre 2018

Programme 2019 Renaissance Traditionnelle

La revue Renaissance Traditionnelle vient de diffuser la communication ci-dessous à tous ses abonnés et correspondants, mais qui s'adresse en réalité à tous ! 
"Chers Lecteurs, 
L'année est sur le point de se terminer avec un n°192 consacré à "l'Écossisme". Notre Comité de rédaction a validé un contenu ambitieux (ce qui n'est pas fait pour accélérer notre parution !) : le rédacteur en chef, Pierre Mollier, évoquera les débuts de l'Écossisme avec le rituel suédois de Maître Écossais de Frederik Horn, les sources juives et chrétiennes de la légende de la Voûte, et la légende de l'apôtre Saint-André. Roger Dachez – directeur de la publication – présentera un rituel manuscrit de Maître Écossais de Saint-André daté de la main de J.B. Willermoz de l'année 1802 (revenu de Russie il y a 15 ans, et qui réserve des surprises !), et Paul Paoloni les tout débuts de la propagation du grade d'Écossais, et ses liens avec l'installation du Vénérable Maître. 
Suivront des recensions d'ouvrages significatifs par Pierre Lachkareff, tels l'ouvrage d' Emmanuel Kreis, Docteur de l'Ecole Pratique des Hautes Études : Quis ut Deus ?: Antijudéo-maçonnisme et occultisme en France sous la IIIe République
Nous attirons l'attention de nos lecteurs souhaitant s'abonner ou acquérir des n° anciens de notre Revue, et régler leur achat par virement bancaire. Ils trouveront ci-joint un RIB-IBAN de notre nouveau compte bancaire Société Générale, à utiliser exclusivement dorénavant. 
Notez que les réabonnements pour l'année 2019 ne commenceront qu'à partir du 1er janvier. 
Enfin, sachez que nous serons présents comme tous les ans, au 16e Salon Maçonnique du Livre 2018, qui aura lieu les 17 et 18 novembre prochains, et comme les précédentes années à La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer à Paris 20e. L'entrée est gratuite, et l'accès est ouvert à tous. On pourra s'y abonner, renouveler, ou acquérir des n° précédents. Mais aussi assister à de passionnantes conférences ou tables rondes, remises de prix (suspense !), et éventuellement rendre visite à l'ensemble des Obédiences françaises majeures, pour une fois sagement réunies côte à côte... 
Bonne lecture à tous, et au plaisir d'échanger quelques propos avec nos visiteurs !

samedi 27 octobre 2018

Carl Friedrich Tieman par Antoine Faivre

Lors de sa Tenue du 7 juin 2018, la Loge Liber Latomorum lettre γ a présenté le dernier ouvrage d'Antoine Faivre, directeur d'études émérite de l'École pratique des hautes études (EPHE), intitulé "De Londres à Saint-Pétersbourg : Carl Friedrich Tieman (1743-1802) aux carrefours des courants illuministes et maçonniques", publié aux éditions Milano en 2018.

En voici un aperçu :
"Fruit des travaux d’un grand chercheur, professeur et théoricien de l’ésotérisme, ce livre de très grande qualité est remarquable tant par sa précision, sa documentation très importante, et sa méthode. 
Quant à la méthode il suffit de lire l’introduction qui est un modèle du genre. 
Quant à la documentation, qui représente près de la moitié de l’ouvrage, elle est composée de correspondances, journaux intimes, mémoires etc. 
Il retrace la vie de C.-F. Tieman. D’origine allemande, celui-ci est issu d’une famille nombreuse piétiste. Ce mouvement protestant, illustré de diverses manières et qui ne fut gère goûté dans les milieux protestants orthodoxes, met l’accent sur une religiosité intérieure, une piété personnelle, un sentiment religieux individuel dans la perspective d’une renaissance spirituelle qui transforme celui ou celle qui le pratique. On perçoit la proximité possible avec les courants illuministes. De fait Tieman commence à avoir des visions vers l’âge de 14 ans et ces expériences d’état modifié de conscience auront une grande influence sur lui tout au long de sa vie. Il fait des études en histoire et philologie et connaît plusieurs langues. Il va en Russie où Catherine II le remarque pour lui confier la charge de tuteur ou gouverneur de jeunes nobles russes qui souhaitent accomplir « le Grand Tour », un voyage de formation en passant par toutes les grandes capitales européennes. Il a ainsi l’occasion d’être en contact avec des milieux nombreux et variés, illuministes et maçonniques, ce qui fait de ce célibataire non misogyne un véritable commis voyageur de l’illuminisme et un compagnon de route de premier ordre pour suivre tous ces courants. En France il rentre en contact avec la Loge La Bienfaisance à Lyon et Les Amis Réunis à Paris. Il échange ainsi une correspondance importante avec Jean-Baptiste Willermoz, Louis-Claude de Saint-Martin avec qui il voyagera également et Savalette de Langes. Il s’intéresse au magnétisme, aux Illuminés d’Avignon, au convent de Wilhelmsbad, à l’affaire de l’Agent inconnu, etc. Il essaye d’implanter le Régime Ecossais Rectifié en Russie sous le nom de « Martinisme ». Cette tentative connaîtra d’abord un certain succès mais devant la désapprobation de Catherine II qui redoute des implications politiques, le RER s’éteindra. Il meurt major de l’armé russe dans sa soixantième année."
La suite sur le site de la Loge...

dimanche 14 octobre 2018

1er Duc de Sussex

Comment est née la Franc-maçonnerie victorienne ? Grace à la récente actualité britannique, la Loge Elizabeth St Léger lettre alpha (LNMF) a revisité cette question lors de sa Tenue du 14 juin 2018 :
"Aux yeux des maçons français, la Franc-maçonnerie britannique paraît souvent exotique, atypique et l’on s'interroge : est-elle vraiment démocratique ? C'est oublier que cette maçonnerie fonctionne comme les institutions politiques du pays, qui est une monarchie parlementaire. 
Donnons deux exemples :
  • L'actuel Grand Maître, le Duc de Kent, est en fonction depuis une cinquantaine d'années. Il a essentiellement un rôle représentatif. Comme la Reine ! Les Grands Dignitaires demandent au Grand Maître de nommer 19 membres comme « Conseillers de l'Ordre » (Board of general purposes) ; les autres étant choisis par les Loges. Comme il ne connaît pas les Frères qu'il est censé nommer, il fait l’embarrassé, dit qu'il y a tant d'excellents Frères que le choix n'est pas aisé ; on lui propose alors une liste et là, il s'exclame ému que c'était exactement les Frères qu'il voulait nommer ! So british...
  • Si la Reine, comme le Grand Maître, ont une fonction représentative, le pouvoir échoit au Premier Ministre ou au Pro Grand Maître. Rappelons la cérémonie d'investiture du Premier Ministre, qui se passe à huis clos, dans le cabinet de la Reine. Le Premier Ministre s'agenouille devant la Souveraine, qui lui prend alors la main et dit : « Levez-vous, monsieur (ou madame) le Premier Ministre ! ». Comme le Vénérable Maître fait et dit au nouvel initié : « Levez-vous, Frère (ou Sœur) nouvellement assermenté ».
Tout cela existe depuis le milieu du XIXe siècle. Mais auparavant ? 
Il a y eu un personnage hors norme, Auguste Frédéric, 1er Duc de Sussex..."
La suite sur le site de la Loge.

dimanche 7 octobre 2018

RDV au 16e Salon Maçonnique du Livre de Paris !


Les Maçons Traditionnels Libres seront bien présents au prochain Salon Maçonnique du Livre de Paris, les 17 et 18 novembre 2018 :

Durant 2 jours, vous attendent également pour cette 16eme édition :
  • une trentaine de stands des éditeurs de la maçonnerie française
  • les stands des 17 obédiences de la franc-maçonnerie française
  • 10 tables rondes
  • 3 conférences
  • plus de 50 auteurs en dédicace

Cet événement se tiendra à LA BELLEVILLOISE 19-21 rue Boyer 75020 Paris.

Pour avoir le programme détaillé ou s'inscrire en ligne, allez sur le site de l'Institut Maçonnique de France.

samedi 30 juin 2018

Renaissance Traditionnelle n° 190-191

Le dernier numéro double, n° 190-191 de la revue Renaissance Traditionnelle vient de paraître !
Et voici l'avant-propos du rédacteur en chef, Pierre Mollier :
Ce numéro double de l'année 2018 vous propose trois études novatrices et beaucoup d'éléments inédits sur un sujet classique mais toujours passionnant : les liens entre l'illuminisme du XVIIIe siècle et la franc-maçonnerie. Comme le montre le Discours de Ramsay – sur lequel nous sommes longuement revenus dans notre dernière livraison – dès les années 1730, les Français ont, si ce n'est créé, du moins beaucoup développé l'association entre initiation et franc-maçonnerie. Cette association étroite a conduit nombre de courants ésotériques du Siècle des lumières à prendre une forme maçonnique et à solidement s'arrimer aux Loges. Les lecteurs de R.T. pensent naturellement à Martinès de Pasqually et à son Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l'Univers, mais on pourrait aussi citer les divers rites de la Maçonnerie hermétique ou d'autres formes de Maçonnerie théosophique. Cette Maçonnerie illuministe va être évoquée ici au travers de trois figures, fort différentes, mais toutes singulières.

Antoine Faivre nous propose d'abord un très beau dossier sur une personnalité célèbre, dans notre domaine, mais finalement mal connue : Touzay-Du Chenteau, l'auteur de l'extraordinaire Carte Philosophique. Ces quatre grandes planches ésotériques – de près d’un mètre sur quatre-vingts centimètres ! – sont certainement l'une des productions les plus curieuses de l'illuminisme du xviiie siècle. Nous avons montré que le Souverain Chapitre Métropolitain en conservait précieusement les cuivres. Le Philalèthe Savalette de Langes présentait Du Chenteau comme son premier Maître.

Personnalité bien attachante que Jean-André Périsse-Duluc, figure typique du mysticisme lyonnais, comme son ami Jean-Baptiste Willermoz : bourgeois modéré et avisé à la ville mais théosophe ardent dans son intérieur ! Raphaël Benoit nous fait découvrir cet homme que l'on croise si souvent dans l'histoire du Régime Écossais Rectifié, mais qui est resté dans l'ombre de Willermoz. Sur un autre plan, on notera tout l'intérêt de ses confidences à Versailles sous la Révolution. Trois des quatre députés lyonnais sont non seulement Maçons, mais appartiennent à la même Loge – La Bienfaisance – un cas d'école pour les disciples de l'abbé Barruel ! Mais les lettres de Périsse-Duluc nous révèlent que, loin de faire corps, ils sont profondément divisés par les clivages politiques du « monde profane », aux dépens même de ce qui nous apparaît comme la plus élémentaire fraternité. Après l'épisode de l'Agent inconnu, un mystique lyonnais ne pouvait pas passer à côté des prophétesses de la Révolution. On retrouve tout naturellement Périsse-Duluc aux côtés de Dom Gerle dans l'affaire Suzette Labrousse.

Le Frère Louvain de Pescheloche est surtout connu des historiens du Rite Écossais Ancien et Accepté comme l'un des premiers « 33e » reçus à Paris par Grasse-Tilly – le 23 octobre 1804 – et un héros de la Maçonnerie d'Empire « mort à Austerlitz ». Sensible à cette glorieuse fin, Jacques Tuchendler est parti sur les traces du Frère de Pescheloche et, à sa grande surprise, derrière le fougueux major de Dragons de l'Empire, il a découvert un Maçon théosophe impliqué dans les épisodes mystiques de la Révolution française. Dans cette véritable aventure, on croise des noms qui nous sont familiers : l'abbé d'Alès d'Anduze, les Chefdebien etc. Au-delà de l'histoire maçonnique, Jacques Tuchendler apporte aussi des éléments nouveaux sur Suzette Labrousse, sa vie et son itinéraire. Et, à l'issue de cette étonnante saga, on découvre l'existence d'une communauté soixante-huitarde prônant « la paix et l'amour » sous la Restauration !

Ces recherches soulignent, une fois de plus, les liens forts entre la Maçonnerie spiritualiste et les formes religieuses non-conventionnelles. On sait l'affinité des Loges avec les petites églises et les tentatives de réformes religieuses au XIXe siècle, on découvre que c'était déjà le cas à la fin du XVIIIIe.
Et pour en savoir plus, quelques extraits gratuits :

samedi 23 juin 2018

Enquête sur les deux premiers grades

Qu'est-ce qu'un exercice de recherche appliquée en maçonnologie ?

Pour y répondre, Roger Dachez nous propose une enquête sur les deux premiers grades de la plus ancienne maçonnerie britannique :
  • Y a-t-il toujours eu 3 grades ?
  • Pourquoi observe-t-on dans certains rites que l'ordre des colonnes J et B et dans d'autres B et J ?
  • Quid des anciens et des modernes qui précisément ne pratiquaient pas le même ordre des mots des deux premiers grades ? Qu'y avait-il de vraiment différent entre eux ?
Seules l'étude des sources historiques et une méthode académique vont permettre de répondre au plus près de la vérité à ces questions, loin des bruits de parvis ou des mauvais livres écrits par des maçons ignorants.

Quels sont les instruments dont dispose le maçon ?
  • Le premier livre à compulser est un petit livre bleu : Early Masonic Catechism, l'EMC, la Bible des chercheurs, écrit par Knoop, Jones et Hamer, publié en 1943 par Manchester University Press. Y sont consignées toutes les sources de la franc-maçonnerie britannique, tous les textes fondateurs connus, de 1696 à 1730. Il est cependant d'un abord difficile car rédigé en anglais du XVIIème siècle, et parfois lacunaire.
  • La seconde source, ce sont les 3 volumes des conférences prestoniennes. Depuis 1925, une conférence annuelle (en hommage à William Preston qui en fut le fondateur) est confiée à un érudit maçonnique anglais de haut niveau.
  • Troisième source : les Ars Quatuor Coronatorum (AQC). 130 volumes regroupent depuis 1888 (et toujours aujourd'hui) les travaux annuels de cette loge londonienne de maçons érudits, les Quatuor coronati.
  • Quatrième et dernière source : la revue française Renaissance Traditionnelle, dont le secrétaire de rédaction, Paul Paoloni a apporté ce jour le premier volume, relié, propriété de la LNF.