dimanche 21 avril 2019

Conférence Internationale d'Histoire de la Franc-Maçonnerie

La IIIe Conférence Internationale d’Histoire de la franc-maçonnerie et des organisations fraternelles se tiendra à la Bibliothèque nationale de France, les vendredi 14 juin et samedi 15 juin 2019, sur le thème : "1000 Degrees: Constructing Fraternal Rites" (Des rites pour construire la fraternité).

Plusieurs membres des LNFU interviendront lors cette 3e édition organisée par Policy Studies Organisation (Washington) et le Musée de la franc-maçonnerie (Paris).

Un des organisateurs français de cet événement, Pierre Mollier, en donne un aperçu sur le blog Hiram.be dont voici un extrait :
"C’est la Grande Loge d’Écosse qui avait lancé ces grandes rencontres de la recherche maçonnique. Les premières International Conferences on the History of Freemasonry (ICHF) avaient eu lieu à Edimbourg en 2007, 2009 et 2011. Après la réussite de ces trois manifestations, les Écossais avaient souhaité passer le relais à d’autres au regard de l’ampleur de la tâche. Après une période de flottement, c’est finalement Paris qui accueillit en 2015 la manifestation, rebaptisée pour l’occasion World Conference on the History of Freemasonry, dans le cadre prestigieux de la Bibliothèque nationale qui préparait alors sa grande exposition sur la franc-maçonnerie. La manifestation était prise en charge par la fondation académique américaine Policy Studies Organisation en association avec le Musée de la franc-maçonnerie
Devant le succès, le principe s’est institutionnalisé et la BnF sera donc à nouveau le carrefour de la recherche maçonnique les 14 et 15 juin prochain. Sous l’intitulé « Des rites pour construire la fraternité » le thème de cette année est sur les rituels, leurs sources et leur histoire. Comme dans les précédentes éditions, le principal intérêt de la manifestation réside dans la présence d’historiens maçonniques de tous les pays… dont quelques « stars » du domaine ! 
Ainsi, la conférence inaugurale du vendredi matin sera présentée par Andrew Prescott. Celui-ci nous proposera un bilan des débats, hypothèses… et controverses à propos de la création de la première Grande Loge en 1717… ou 1721. Andrew Prescott a été un des principaux intervenants des travaux novateurs conduits en 2017 pour le présumé tricentenaire de la franc-maçonnerie spéculative moderne. Avec maintenant deux années de recul, son analyse de cet épisode fondateur promet d’être passionnante. 
Signalons aussi la table ronde organisée le samedi après-midi par la revue américaine Heredom sur la genèse du Rite Écossais Ancien et Accepté aux États-Unis. Brent Morris y présentera une communication sur les Députés Inspecteurs Généraux en Amérique à la fin du XVIIIe siècle, ils ont été près d’une soixantaine ! Joe Wages reviendra sur ce document qui paraît toujours plus important : le manuscrit Baylot. Mais on pourra aussi y apprécier de nombreux autres sujets comme ces découvertes relatives à l’initiation de Cagliostro que nous relatera Reinhard Markner…"

Notez que l'inscription est gratuite mais obligatoire.
Voici le programme complet :

Jeudi 13 juin

14h30-17h Workshop
Sur invitation
Bibliothèque du Grand Orient de France
16, rue Cadet -75009 Paris (Métro Cadet)
Translation French-English/English-French : Jean-Pierre Gonet

Les matériaux de l’histoire des grades/Sources of degrees history

Paul Rich
Introduction

Pierre Mollier
Comment appréhender et étudier les manuscrits anciens de rituels 

Joe Wages
The Early Scot Masters: Which Manuscripts?

Jean-Pierre Gonet
Translating and Editing the Sharp Documents: A New Franco-American Project

Dominique Jardin
Les apports de l’iconographie dans l’étude des rituels maçonniques anciens

François Gruson
La presentation des Temples dans les manuscrits anciens de hauts grades

Vendredi 14 juin

BnF Grand Auditorium

9:30-11:00. Plenary
Greetings and Introduction of Opening Plenary Panel by Paul Rich, Guillermo De Los Reyes and Pierre Mollier, Conference Co-Chairs

Andrew Prescott
The Origins of Freemasonry and the Invention of Tradition: New Perspectives

11:00-11:20. Coffee Break in foyer.

11:20-13:00
Thomas Fressin
Les compagnies des nobles jeux de l'arc, de l'arbalète et de l'arquebuse : des sociétés urbaines initiatiques, fraternelles et privilégiées  

Francis Delon et Yonnel Ghernaouti
Une société para-compagnonnique dans la France de la fin du XXe siècle

13:00-14:00. Lunch Break. 

14:00-16:00. 
Une table ronde organisée par Renaissance Traditionnelle

Sources et histoire du "Maître Ecossais"

Pierre Mollier
Les origines de la légende de la Voûte 

Paul Paoloni
Les premiers Maîtres Ecossais et les débuts des hauts grades

Reinhard Markner
The 1745 Berlin Scots Master Catechism: Context and Significance

Roger Dachez
Le grade d'Ecossais dans les différents rites maçonniques (RF, RER, REAA etc.)

16:00-16:30. Coffee Break in foyer

16:30-17:30.
Samuel Macaigne 
Du mythe au rite : Fabré-Palaprat et l'Ordre du Temple


BnF Petit Auditorium

11:20-13:00
Mike Ford
"In diesen heil’gen Hallen?" Debates around Freemasonry in the Music of Mozart’s Die Zauberflöte

Reinhard Markner
Cagliostro's Initiation: His 1777 Grand Lodge Certificate Rediscovered

13:00-14:00. Lunch Break. 

14:00-16:00. 
Patrick-André Chéné
L'Ordre du Pacificateur Américain, Chevalier, Prince du Tropique

Pierre-Henri Landrieau
Les degrés du Tabernacle, marqueurs de l'évolution des Tuileurs

Francis Delon et Yonnel Ghernaouti
Être membre de l’Ordre DeMolay dans les bases américaines de l’OTAN

16:00-16:30. Coffee Break in foyer

16:30-17:30.
Rogelio Aragon
Monstres d’irreligion et libertinage” : une loge française à Mexico dans les années 1790  

Samedi 15 juin

BnF Grand Auditorium


Table ronde organisée par l'Aréopage de Recherche «Sources»

Sources et histoire du grade de Chevalier Kadosh

9:30-11:00.
Jean-Marie Mercier 
De l'apparition d'un proto-Kadosch à la fixation d'un grade à connotation templière ou la ''malédiction'' d'un nec plus ultra maçonnique ayant suscité fascination et détestation

Henri Lombard
L'imaginaire du chevalier Kadosch

Guy Giraud
La gestuelle du chevalier Kadosch

11:00-11:20. Coffee Break in foyer.

11:20-13:00
Jean-Luc Lebras
L'échelle du Kadosh dans tous ses états - Esquisse d'une typologie de sa représentation dans une quarantaine de rituels, entre 1750 et 1805

Bernard Pateyron
Etude lexicographique du corpus des rituels de chevalier Kadosch

13:00-14:00. Lunch Break. 

14:00-16:00. 
Round table organized by Heredom. Chair: Dr. Wallace Boston, President of the American Public University System

Scottish Masonry in US before the Scottish Rite

Joseph Wages
Etienne Morin and the Baylot Manuscript

François Gruson
Hauts grades et stylistique architecturale dans le manuscrit Francken

Brent Morris
1768-1801: The Deputy Inspectors General of the Order of the Royal Secret in US, who they are, what they did 

Pierre Mollier
Deux Députés Inspecteurs Généraux français -... ou presque - aux Etats-Unis: Augustin Prevost et Pierre Le Barbier Duplessis

16:00-16:30. Coffee Break in foyer

16:30-17:30.
Dominique Jardin
Les hauts grades en France vers 1780 à travers leur iconographie : les 80 planches d'un étonnant proto-tuileur

17:30 Conclusions de la IIIe Conférence internationale d’histoire de la franc-maçonnerie par Brent Morris

18:00 End of the conference 

BnF Petit Auditorium

9:30-11:00.
Paul Rich
Masonic Discrimination Against Ethnic, Gender, and Religious Groups: Fraternity without Brotherhood?

Sylvia Hottinger
Belen de Sarraga (1879-1950)

Françoise Moreillon
1958 : Du Rite d'Adoption au Rite Écossais, un moment-clef dans l'histoire de la Grande Loge Féminine de France

11:00-11:20. Coffee Break in foyer.

11:20-12:00
Aymeric Le Delliou 
Philippe Buchez et Saint-Amand Bazard dans les années 1820, l'utilisation politique des organisations rituelles et ses limites : Les amis de la Vérité, la Charbonnerie française, le Saint-Simonisme...

13:00-14:00. Lunch Break. 

14:00-16:00. 
Emanuela Locci
History of the Grand Orient of Italy

Michael Coughlin
From Mythos to Logos: Andrea Palladio, Freemasonry and the Triumph of Minerva

Henri Lombard
The Splendid Feasts of Scottish Rite Grades (AASR)

16:00-16:30. Coffee Break in foyer

16:30-17:30.
Joseph P. Garske
Fraternal Oath and Global Governance: How a Medieval Practice Has Survived Into the Twenty-First Century Rule of Law

18:00-19/00h
Cocktail / Farewell toast
Rencontres et échanges entre les participants et les intervenants

vendredi 19 avril 2019

Etude comparée de 3 divulgations maçonniques françaises

Afin d'illustrer la méthode de recherche scientifique développée au sein des LNFU en général et de la Loge Jean-Théophile Désaguliers n°1 en particulier, nous publions cette étude menée sous la direction de René Guilly fondateur du Rite Moderne Français Traditionnel.

Voici la première partie correspondant à la Tenue du 15 janvier 1987
1. Demande : Quel est le premier soin du Maçon ?
Réponse : C’est de voir si la Loge est couverte.
 
Cf. Le Catéchisme des Francs-maçons : 7e demande. Sur la « couverture » de la Loge : Cf. Ms d’Edimbourg (1696) et Sloane 8e demande. 
2. D. D’où venez-vous ?
R. De la Loge Saint-Jean.
3. D. Quelle recommandation nous apportez-vous ?
R. Bon accueil aux Frères & Compagnons de cette Loge.
4. D. N’apportez-vous rien de plus ?
R. Le Vénérable Maître de la Loge Saint-Jean vous salue par trois fois.
 
Sur la Loge de Saint-Jean et la triple salutation dite « Salutation de l’étranger », c’est-à-dire des visiteurs, Cf. Ms d’Edimbourg et Les Ordonnances de Torgau (1462) faisant suite aux Statuts de Ratisbonne, règle 107 (1459). Ces textes allemands pourraient suggérer des contacts anciens entre l’Allemagne et l’Angleterre.
La « Salutation de l’étranger » serait une clef qui donne l’entrée de la loge. On peut la comparer au Mot du Maçon qui a le même usage. 
Le Mot du Maçon formé de 2 mots, aujourd’hui réparti sur les 2 premiers grades, nous rappelle un état ancien où le grade d’apprentif-compagnon ne formait qu’un tout. S’il y avait bien 2 cérémonies, elles étaient délivrées le même jour. Au début du XVIIIe siècle, avec l’apparition d’un 3e grade, cette pratique, directement issue des origines opératives de la Maçonnerie, disparaît. Or le Mot du maçon ne prend véritablement son sens que lorsque les 2 mots qui le composent sont réunis.
Notons l’association ternaire suivante :

  • VM - Sagesse
  • 1er S. – Force - Jakhin
  • 2eS. – Beauté - Boaz 
5. D. Que venez-vous faire ici ?
R. Vaincre mes passions, soumettre mes volontés, & faire de nouveaux progrès dans la Maçonnerie.
 
Cf. Masonry Dissected de Samuel Prichard (1730).
Et voici la suite lors de la Tenue du 18 juin 1987 :
6. D. Etes-vous Maçon ?
R. Mes Frères & Compagnons me reconnoissent pour tel.
 
On trouve cette question avec la réponse « Oui, je le suis » dans la « Synthèse Ecossaise » dès 1696 et les textes ultérieurs. La réponse complète se trouve dans le Wilkinson (circa 1727) et la divulgation de Prichard (1730). Remarquons l’expression : « Frères et Compagnons ». Elle se trouve dans le Chant des Apprentis de Jean-Christophe Naudot (1690-1762) publié en 1737. Sans doute faut-il voir ici une allusion au grade d’« Apprentif-Compagnon ». 
7. D. A quoi connaîtrai-je que vous êtes Maçon ?
R. A mes signes & mes marques, & au point parfait de mon entrée.
 
Le Catéchisme de Travenol donne comme réponse : « Au signe, attouchement et à la parole ». Cette séquence est dans un ordre logique et pratique : le signe peut se faire à distance, l’attouchement de plus près et la parole donnée à l’oreille, de très près.
La réponse donnée dans le Sceau se trouve dans le Wilkinson, et peut-être antérieurement : il faudrait chercher dans un texte de 1711. 
Il y a lieu de distinguer « signes » au pluriel de « signe » au singulier. Les « signes » au pluriel sont détaillés dans la demande et réponse suivante (n° 8) : ce sont l’Equerre, le Niveau et la Perpendiculaire. Le « signe » au singulier, dont la source se trouve dans la Synthèse Ecossaise de 1696, fait référence au premier point parfait de l’entrée (Cf. Demandes et réponses 10 à 12). 
Marque et attouchement : le mot anglais qui désigne l’attouchement pourrait, dans un sens ancien, signifier aussi « marque ». Néanmoins il existe un mot anglais « mark » pour désigner une marque tandis que le mot « token » qui désigne l’attouchement peut aussi signifier « code ». L’attouchement se donne lors de la poignée de main, en anglais « grip » (à ne pas confondre avec la notion française de « griffe », poignée de main qui se donne au grade de Maître), et il peut alors être assimilé, lors de la pression que l’on donne, à une marque. 
Plus tardivement, vers 1730, on ajoutera à la réponse « et aux circonstances de ma réception », ce qui ouvrira la porte sur la description de la réception. 
8 D. Quels sont les signes des Maçons ?
R.. L’Equerre, le Niveau et la Perpendiculaire.
 
La source de ce ternaire remonte aux années 1727-1730 ce qui dénote un rapport entre Le Sceau rompu, le Wilkinson et Prichard. L’Equerre, seule, se trouve dans le Sloane (1700) comme signe de reconnaissance (dans ce manuscrit, elle est une lumière et le moyen de prêter serment). C’est une clef fondamentale dans la maçonnerie opérative. Ce n’est qu’en 1727 que la Grande Loge de Londres décide d’attribuer les bijoux de la façon suivante : l’Equerre au Vénérable Maître, le Niveau au 1er Surveillant et la Perpendiculaire au 2è Surveillant. 
9 D. Quelles sont les marques ?
R. Certains attouchements réguliers que l’on se donne entre Frères.
 
L’expression « certaines poignées de main » se trouve dès les années 1727-1730. Ainsi, on peut dire que la maçonnerie spéculative actuelle se trouve constituée au cours de ces années là et que la maçonnerie spéculative française, issue de celle des îles britanniques, est en gestation et constitution à Londres dans les années 1720. 
10 D. Donnez-moi le point parfait d’entrée.
R. Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second.
11 D. Je garde ?
R. Je cache.
12 D. Que cachez-vous ?
R. Les signes des maçons et de la Maçonnerie.
 
L’expression « Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second » s’applique donc ici au point parfait d’entrée et non au Mot du Maçon comme cela sera le cas à partir de 1730, date à laquelle cette dernière innovation entre en scène, exemple même d’une dérivation maçonnique. 
« Je garde ? » est une référence directe au serment et établit un rapport entre l’idée d’une pénalité et le point d’entrée. On trouve cette liaison dès 1696 et le manuscrit Sloane, D. 3. 
On remarque qu’une parfaite cohérence se dégage des D. 7 (« mes signes et mes marques et au point parfait de mon entrée ») qui sont secrets et permettent de reconnaître un Maçon, 10 « le point parfait de l’entrée » en rapport avec l’idée de secret « je garde, je cache », 12 « que cachez-vous ? » les secrets tels les signes des Maçons (retour à D.7) 
Deux notions sont à retenir lors de l’Entrée du profane : on désigne sa nouvelle qualité et on lui donne un dépôt à conserver. Le rite de l’Entré est donc très important puisque le profane y reçoit tout ce qu’il y a de fondamental, en une seule fois. Sous cette forme, ce rite a des origines écossaises. On peut également établir des relations avec le compagnonnage français ainsi qu’avec l’Allemagne (cf. D.2 et suiv.), ce qui constituerait un tronc opératif commun. 
D&R 13 à 16
«- Où avez-vous été reçu Maçon ?
-Dans une Loge juste et parfaite.
-Qui compose cette Loge ?
-3, 5 & 7 : savoir, un Maître Vénérable, 2 Surveillants, 2 Compagnons et 2 apprentifs.
-Qui la forme ?
-5, qui sont un Vénérable Maître, 2 Surveillants, 1 Compagnon et 1 apprentif.
 -Qui la gouverne ?
-3, un Vénérable Maître et 2 Surveillants. »
 
La trilogie 3, 5, 7 est une notion récente des années 1730. Ici encore on remarque le travail d’élaboration de la Maçonnerie spéculative anglaise, comme on vient de le voir à l’instant, dans les années 1720. A un certain moment le système se fige et devient universel. 
A propos de la formation et du gouvernement de la Loge notons qu’en 1717, à Londres, la Loge est formée de 3 officiers (Vénérable Maître ; 1er et 2e Surveillants) hiérarchisés (cf. D. 8). En 1760, les « Anciens », principalement Irlandais mettent les 3 grands Maîtres de la Loge sur un plan d’égalité. Il ya donc un divorce anglais/irlandais sur la situation des 3 officiers et c’est un problème fondamental. 
La composition de la Loge en 3, 5, 7 est reprise dans L’Ordre des Francs-maçons trahis (1744-5). Sur les origines de cette composition qui a connu des variations (cf. Sloane, op. cit., D. 5) il semble que le débat s’est cristallisé autour de 1724/5 sur 5 et 7 (le 3 étant déjà  en place dès 1717 dans la Maçonnerie anglaise) dans des textes irlandais, donc archéo-anglais, qui auraient pu servir de relais à la Maçonnerie française..
Pour plus d'informations :

lundi 15 avril 2019

Notre-Dame de Paris

Splendeur gothique, chef-d’œuvre des bâtisseurs de cathédrales, cœur symbolique de l’âme française depuis tant de siècles, aujourd’hui dévorée par un feu infernal…

Immense tristesse face à une telle catastrophe, à peine croyable.

Espoir que Notre-Dame, à l’instar de la foi ardente qui l’a inspirée, renaîtra néanmoins de ses cendres !

Tous les Frères et toutes les Sœurs des Loges nationales françaises unies, profondément attristés par ce spectacle,  forment le vœu que, du fond de notre grand et vieux pays, tous les amoureux de la tradition spirituelle de la France s’uniront pour contribuer avec determination à cette renaissance.

TRF Roger Dachez

dimanche 14 avril 2019

Renaissance Traditionnelle 192 - Sur les traces de l'Ecossisme


Le dernier n° 192 de la revue Renaissance Traditionnelle vient de paraître ! Il est consacré aux sources de l'Ecossisme.
Et voici l'avant-propos du rédacteur en chef, Pierre Mollier :
"Ce numéro 192 clôt – avec un peu de retard – l'année 2018 de notre revue, mais sa matière est particulièrement riche. Depuis quelques années, les historiens maçonniques – aux premiers rangs desquels l’équipe de R.T. – se penchent sur la difficile question de l’origine des hauts grades. Vous trouverez dans ces pages des éléments nouveaux et importants sur l'apparition et les premières versions du grade d'Écossais. 
Deux contributions s'attachent à mieux cerner ses sources légendaires et symboliques autour des thèmes de la légende de la voûte et de la « croix de saint André ». Nous sommes particulièrement heureux de republier, et ainsi en quelque sorte de redonner vie, à cet article oublié du grand historien de l'art Émile Mâle. À la suite d'une véritable enquête, il nous restitue les principales étapes de l'apparition dans l'art occidental de ce motif curieux de la croix de saint André. 
Nous versons ensuite une nouvelle pièce au dossier des très rares premiers rituels du grade Maître Écossais. Ce manuscrit Horn est tiré des exceptionnelles archives de l'Ordre Maçonnique Suédois prend place d'emblée parmi les très rares documents sur les tout débuts de l'écossisme. 
Avec Samuel Macaigne, nous nous penchons sur une version de l'« Écossais de Morin » qui se révèle être un des chaînons manquants dans l'élaboration des manuscrits Francken. 
Depuis quelques années Alexandre Minski a publié plusieurs traductions d'importants essais sur le néoplatonisme de la Renaissance, nous donnant ainsi accès au meilleur de la recherche anglo-saxonne en la matière. Pour marquer la sortie de Prisca Théologia, une magnifique étude de Daniel Walker sur les néoplatoniciens français, nous vous proposons un grand entretien avec son traducteur. C'est l'occasion de revenir sur la place du néoplatonisme dans l'histoire de l'ésotérisme en Europe. 
Enfin, avec Pierre Lachkareff, ce riche numéro se conclut par trois notes de lecture approfondies sur des livres qui s'imposent déjà comme des ouvrages de référence dans notre domaine. 
Ces quelques mots d'introduction à ce beau numéro ne sauraient s'achever, cher lecteur, sans une invitation... à renouveler votre abonnement pour l'année 2019 !"
Et pour en savoir plus, quelques extraits gratuits :
Ce numéro peut être commandé en ligne au prix de 15€.

samedi 6 avril 2019

Instructions au 2e grade du RER

La Loge L'Equerre - La Tradition Rectifiée n° 4 des LNFU vient de publier quelques notes sur les instructions au 2e grade de Compagnon du RER, suite à sa Tenue du 8 novembre 2016.

Voici le texte intégral :
"De la première section, le Rite Ecossais Rectifié ayant cette particularité de réinterpréter, à sa manière et selon sa doctrine, un fond maçonnique préexistant, soulignons 4 points : 
  • Ainsi des mots Jakhin et Boaz dont la signification est particulière au rectifié, Jakhin signifiant ici « Dieu m’a créé » et Boaz « Le Seigneur est ma force »
  • Les mots de passe, aussi, sont propres au rectifié : Phaleg au 1er grade, à la place de Tubalcaïn, sur injonction de l’Agent Inconnu (1785) et Giblin au 2e grade. On sait que ce dernier mot a un rôle important dans l’installation secrète.
  • Les pierres, quant à elles, ne font pas référence à une quelconque tradition opérative. Il n’y a pas la pierre cubique à pointe, invention de la tradition française du XVIIIe siècle. Ce sont, probablement, des pierres vivantes.
  • Enfin il y a lieu de distinguer la loge et le Temple, Temple qui est représenté en loge sur le tableau.
Dans la 2e section, il est question de la lettre G qui est Dieu, God en anglais, dans la chambre du milieu qui est toujours, sauf dans la tradition française, au 2e grade. Le miroir qui incite à la connaissance de soi-même, c’est-à-dire non pas à une connaissance psychologique mais à retrouver en soi l’image inamissible de Dieu, comme la connaissance de la nature ne consiste pas à se livrer à des recherches scientifiques mais à rechercher en elle les signatures de Dieu. 
La 3e section donne l’occasion d’insister sur les origines du symbole du grade « Dirigit Obliqua ». Celui-ci est issu de la Strict Observance, qui l’avait probablement emprunté aux devises primitivement prévues pour des tapisseries royales jamais réalisées. 
Rappelons enfin le statut particulier du grade de compagnon, grade de la durée des êtres et de l’univers, grade important donc dans lequel se développe notre vie maçonnique et la voie que nous avons à suivre vers d’autres horizons."
Pour rappel, le compte-rendu du 3 février 1992 présente les instructions et des commentaires associés.

mercredi 3 avril 2019

La charité

La Loge L'Anglaise n° 6 des LNFU vient de publier le travail d'un Apprenti sur l'une des trois vertus théologales dont voici un extrait :
"Venant du latin caritas, caritatis qui signifie la cherté, l’affection, l’amour, pour le profane, la charité est la qualité qui porte à désirer et à faire le bien d’autrui. La charité est aussi considérée comme l’Amour de son prochain.
Dans la langue française, si on évoque la charité, les gens vous parlent de demander/faire la charité, de vente/œuvre de charité, de faire une action/acte de charité, mais ils vous parlent également des proverbes : charité bien ordonnée commence par soi-même, c’est l’hôpital qui se moque de la charité.
En France, il existe des lieux portant le nom de Charité, en particulier :
  • différents hôpitaux de Paris,
  • pour les Marseillais, l’incontournable “Vieille Charité”, édifiée au 17e siècle sur les plans de Pierre Puget, avait pour objectif initial d’abriter les indigents et les pauvres suite à l’édit royal sur l’enfermement des pauvres et mendiants. Le conseil de la ville décida d’ériger un lieu pour cet accueil, l’œuvre Notre Dame de la Charité fut créé en 1622 et un terrain mis à disposition mais il fallut attendre1654 pour que les dirigeants envisagent de construire un bâtiment approprié aux besoins et c’est celui de Pierre Puget qui fut retenu en 1671. Les travaux se terminèrent en 1745 sous la conduite de son fils, François Puget.
En 1589, Henri III fonda l’ordre de la Charité pour récompenser les militaires blessés au service de l’État. 
[..]"
Pour lire la suite, allez sur le site de la Loge...

samedi 30 mars 2019

Actualités de Liber Latomorum

Lors de son Banquet du 27 décembre 2018, la Loge Liber Latomorum lettre γ des LNFU a présenté les ouvrages suivants :
Ci-dessous un aperçu de deux d'entre eux.

La Bible. Une encyclopédie contemporaine.

"On le sait, la Bible est la pierre de fondation et la pierre angulaire de la Franc-maçonnerie. Dans la tradition des Anciens, c’est la première des 3 grandes lumières et on peut dire que sans Bible, la Franc-maçonnerie s’évanouit purement et simplement pour laisser place à autre chose. La connaissance de la Bible est donc indispensable à tout Franc-maçon qui veut comprendre l’Ordre et ses sources traditionnelles. 
Cet ouvrage peut l’y aider. 
Il étudie la Bible sous plusieurs aspects, philologiques, archéologiques etc. Il s’interroge sur la naissance de la Bible, l’histoire de sa constitution progressive et de son élaboration sur plusieurs siècles. Et cette élaboration, d’une certaine manière, continue avec les diverses traductions contemporaines qui sont autant de réappropriations constantes du texte, signes que la tradition est toujours vivante et vivifiante, comme la Franc-maçonnerie elle-même si elle n’oublie pas ce qu’elle est et d’où elle vient."

Nouvelle histoire des Francs-maçons en France. Des origines à nos jours

"Les auteurs s’inscrivent dans la grande tradition de leurs prestigieux prédécesseurs dans le domaine de l’histoire authentique de la Franc-maçonnerie (c’est-à-dire fondée sur des documents) tels Marius Lepage, René Guilly, Pierre Chevallier, Alain Bernheim, et renouvellent la recherche historique par de sources inédites, comme les « Archives Russes » revenues en France. Cela donne un ouvrage sérieux, documenté (il y a près de 1000 notes), ambitieux, qui est consacré principalement au XVIIIe siècle sans s’y limiter pour autant, le tout écrit dans un style élégant et agréable à lire, ce qui en fait un travail complet et pédagogique. 
Parmi les nombreux thèmes abordés on s’intéressera particulièrement à l’épineuse question des premiers Francs-maçons en France dans les années 1720-1730, période encore bien mystérieuse et qui suscite beaucoup de fantasmes (quelles loges ? quel rituel ? enjeux politiques, etc.)."
La suite sur le site de la Loge...

mercredi 27 mars 2019

La Céleste Amitié

Sous l'impulsion du nouveau Grand Hospitalier des LNFU, Dominique Sappia, le site de la Loge d'études et de recherches dédiée à la Bienfaisance, La Céleste Amitié lettre ה, vient d'être créé : celeste-amitie.fmtl.fr

Travaillant sur les archives de la Loge, le Grand Hospitalier publie au fur et à mesure les lettres hospitalières - invitant à la réflexion et à l'action autour de la Bienfaisance. Les premières lettres sont le fruit des réflexions et des actions du défunt Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte & Dignitaire dévoué du Régime Ecossais Rectifié, Robert De la folie, i.o. Robertus eq. ab insania Sancta, qui fut Hospitalier National "à vie" de la LNF, savoir jusqu’à ce que son état de santé ne le lui permette plus, mais il en parlait avec une énergie digne d’un jeune homme.

Au titre des archives des LNFU, voici la première lettre hospitalière datant du 27 décembre 1984 : 
Mes Bien Aimés Frères,  
A la suite de la Tenue de Loge Nationale du Samedi 24 Novembre 1984 je désire préciser ici un certain nombre de considérations sur l’Action Hospitalière.  
1. Sur le plan pratique et sans qu’il s’agisse là d’aucune marque de préférence mais pour des raisons de simple efficacité, nous avons acquis les convictions suivantes. Il est plutôt recommandé d’agir :
  • auprès de grandes organisations dont la réputation est indiscutable.
  • auprès de petites organisations bien connues de nous ou de certains d’entre nous, permettant une action quasiment personnelle et presque directe ou directe.
  • enfin auprès d’une troisième catégorie, intermédiaire, d’organisations dont le sérieux nous semble servi par une attitude humaine réelle plutôt que purement technique et administrative. 
  • Nous avons déjà effectué plusieurs sélections selon ce triple critère, parmi un grand nombre d’organisations et d’organismes. 
2. Dès à présent, les Frères désireux d’exercer leur bienveillance, pourront apporter vêtements, jouets, et tous autres dons, en bon état. Ils seront répartis dans les associations pour distribution immédiate.  
3. Les Frères de la Commission Exécutive veilleront à ce que la Part Hospitalière (qui vient d’être doublée) du budget de la Loge Nationale Française fasse l’objet de dons en espèces aux associations. 
4. Les Frères Hospitaliers des Loges sont invités à rappeler aux Frères et à chaque Tenue, L’importance de la fonction et de la vocation hospitalière dans une Maçonnerie spirituelle et traditionnelle comme la nôtre, et qu’à vrai dire tout Maçon spirituel et traditionnel est pratiquement un Frère Hospitalier permanent.  
5. Quelle que soit l’ampleur d’une action hospitalière, elle sera toujours au dessous de ce qu’elle doit être, de toute façon très relative et hors de proportion avec la misère du monde.  
6. Il n’en est pas moins vrai qu’il s’agit là d’une action dont la nécessité prioritaire morale et matérielle est indiscutable.  
7. L’Action Hospitalière n’a pas de limite. Elle ne s’ajoute pas à notre Vie et à notre travail maçonnique. Elle est ce travail maçonnique, initiatique.  
8. L’Action Hospitalière implique l’Aide, à COURT TERME, morale et matérielle, illimitée, à toute détresse 
  • par l’aide en nature et espèces aux personnes.
  • par l’aide en nature et espèces aux associations bienfaisantes.
  • par l’étude A MOYEN TERME des possibilités d’améliorer les diverses formes de bienfaisance, notamment en fonction des moyens modernes.
  • par l’étude A LONG TERME des causes de la détresse et de toutes les formes de détresse. 
9. Nous n’avons pas à juger les causes de détresse. Nous devons secourir.  
10. Nous n’avons à choisir entre telle et telle catégorie ou sorte de détresse ou plus exactement notre seul choix doit être guidé vers la détresse la plus totale, isolée, oubliée, urgente.  
11. Notre action à court, moyen et long terme a les plus grandes chances d’être juste, si elle s’inspire des paroles ultimes, prononcées rituellement à la clôture de certains travaux de nos Loges traditionnelles. Ces paroles sont celles-ci : 
"Je vous invite mes Frères à un banquet FRUGAL ET FRATERNEL". Voici des paroles qui illustrent toute la philosophie divine, toute la théosophie de la spiritualité maçonnique traditionnelle, avec la conception de rapports humains sociaux issus de l’Idéal et de la Morale divine du Saint Evangile.  
12. Enfin l’Action Hospitalière sera d’autant plus impeccable qu’elle unira les mouvements quotidiens solidaires, fraternels, concrets, pratiques et directs de notre vie avec l’Idée suprême et sublime de la Vraie Nature de l’Homme, de sa situation exacte (originelle - présente et potentielle - finale) entre le Seigneur divin qu’il adore, et l’ensemble de la Création universelle dans tous ses règnes, qu’il doit AIDER, AIMER, SAUVER, dans la Lumière éternelle et dans la Grâce de l’Amitié céleste. 
Pour lire d'autres lettres, aller sur le site de la Loge...

vendredi 22 mars 2019

Premiers Lauréats de l'Académie de la Connaissance maçonnique

La tenue de Grande Loge des LNFU a été l’occasion, samedi 9 mars 2019, de remettre les quatre premiers diplômes de l’Académie de la Connaissance maçonnique à deux Sœurs et deux Frères ayant accompli et validé en totalité leur parcours sur les trois niveaux proposés. Divers par leur parcours, ces premiers « lauréats » sont très représentatifs de l’esprit qui anime nos Loges et illustrent cet ADN fondamental des LNFU alliant compréhension historique, pratique exigeante du rituel et démarche initiatique. Ils ont maintenant la mission de transmettre à leur tour et de contribuer à la formation de nos Sœurs et Frères dans un esprit d’émulation.

Pour sa part, notre Comité se structure et va travailler dans ces prochains mois à enrichir la liste des ouvrages proposés à l’analyse et à la réflexion des candidats autant qu’à leur proposer des pistes pour poursuivre et enrichir leur parcours au-delà de la certification académique, qui est une reconnaissance du travail fourni mais ne saurait être une fin en soi. Des initiatives seront également prises au sein des Loges pour encourager l’engagement des jeunes Sœurs et Frères et partager le plus largement la richesse de ces travaux.

Au terme de ses deux premières années d’existence, notre Académie n'est encore qu’un embryon, mais nous la croyons vouée à une heureuse croissance. L’adhésion et l’enthousiasme exprimés lors de la Grande Loge du 9 mars en constituent un indice significatif. Plusieurs autres candidats achèvent d’ores et déjà leur parcours.

N’hésitez pas à nous questionner, à nous solliciter sur l’adresse de notre Secrétaire. Et gardez à l’esprit que notre programme académique est à la portée de tous et s’adapte au rythme et à la disponibilité de chacun.

À très bientôt donc !

Le Président de l'Académie de la Connaissance maçonnique
Jean-Luc Dauphin

dimanche 17 mars 2019

Etude de l’article RT sur le Serment du 1er grade

La Loge L'Anglaise n° 6 des LNFU vient de publier son premier travail dédié à une étude d'un article de René Guilly paru dans le premier numéro de la revue Renaissance Traditionnelle sur le Serment : "Notes sur le Serment Maçonnique du premier grade".
Un nouvel Apprenti de cette Loge vient d'en donner sa synthèse dont voici un extrait :
Le serment et la maçonnerie opérative 
Plongeons-nous alors au Moyen-Age, la maçonnerie opérative est à son apogée. À cette époque, les enjeux sont importants : on parle ici d’une maçonnerie de pierre taillées (et non pas sèches) qui a vocation à entreprendre des ouvrages d’envergure. Le choix et la  qualification des hommes qui y procéderont sont alors primordiaux.
Comment alors, un homme du métier, un maçon émérite, pourrait-il prouver ses compétences à un Maître ? Comment montrer que son apprentissage est réussi et qu’il n’est pas un simple « cowan », un ouvrier ? Par le « Mot » du maçon.
En effet, par la prononciation du « Mot », le maçon, prouve alors qu’il a toutes les qualifications requises pour le poste. On peut y voir quelque part l’ancêtre du diplôme, longtemps avant que l’écriture ne soit répandue. 
S’en suit alors la seconde interrogation : comment prendre connaissance de ce mot ?
L’obtention du Mot est conditionnée à la prestation de serment. Ce dernier vient préserver la communication dudit Mot. C’est là une notion fondamentale : si ce Mot du Maçon était révélé à quiconque n'appartenant pas au métier, il pourrait donc prétendre indûment à ces qualifications. De ce fait, la profession serait biaisée et les vrais maçons seraient alors victimes d'une dévalorisation leur savoir-faire et de leur métier.
Le serment était alors considéré comme le moyen le plus sûr de protéger le Mot, donc la profession elle-même et ses membres. 
C’est précisément cette dynamique que l’on retrouve au sein des “old charges” de la maçonnerie. Après avoir étudié et comparé le Manuscrit des Archives d’Edimbourg de 1696, le Manuscrit Chetwode Crawley de 1700 et le Manuscrit Kevan dont la rédaction est estimée entre 1714 et 1720, René Désaguliers a pu établir le serment probablement pratiqué en  Ecosse entre 1696 et 1714. 
La dynamique de ce serment est alors la même que celle présentée précédemment. L’objectif principal du serment n’est autre que la communication du Mot du Maçon. 
C’est à compter du Manuscrit de Graham en 1626 que l’on note une évolution majeure : le serment n’a plus vocation à permettre la communication du Mot, mais bien des “Secrets des maçons”. le serment n’a plus vocation à permettre la communication du Mot, mais bien des “Secrets des maçons”. 
La suite sur le site de la Loge...