Le dernier n° 211 de Renaissance Traditionnelle vient de paraître !
Ce n° 211 de Renaissance Traditionnelle s’ouvre par le dernier volet du dossier central consacré au thème « Colonnes, chandeliers et piliers : histoire polymorphe d’une triade complexe ». Pour achever le cycle, j’y aborde la question de la triade « Soleil, Lune, Maître de la Loge » sur laquelle on ne réfléchit plus guère à force de l’avoir entendu citer. Plutôt que dans une kabbale fantaisiste ou une alchimie – à moins que ce ne soit une astrologie ! – de pacotille, toutes choses qui ont fait tant de mal à la crédibilité du symbolisme maçonnique, c’est dans l’histoire culturelle et religieuse de l’Occident chrétien qu’il faut, une fois de plus, rechercher les sources de ce dernier.Dans la vaste section des Varia, on découvre sous la plume de Christian Levesque – pour la Loge de recherche Jean-Luc Dauphin – un nouveau chapitre de l’histoire la Loge de Joigny – faut-il souligner à nouveau la richesse et l’intérêt de ces monographies locales et des histoires de Loges qui nous donnent à voir, à travers deux siècles, la réalité maçonnique, au-delà des grands mouvements et des institutions nationales de la franc-maçonnerie qui ont trop souvent masqué la vie même des francs-maçons ?Avec les « Relations entre la franc-maçonnerie et le théâtre à Londres entre 1720 et 1750, à travers l’œuvre de William Hogarth », c’est vers la période fondatrice de la franc-maçonnerie britannique que nous entraîne Fernand Devaucel. Le formidable succès de l’institution maçonnique refondée à Londres autour de 1720 – et malgré un réel coup d’arrêt au milieu des années 1740 – ne peut se comprendre sans faire référence à la vue culturelle de l’Angleterre à cette époque. Hogarth en est un extraordinaire témoin. Nous aurons du reste l’occasion de revenir sur l’œuvre de ce dernier et de ses rapports avec la franc-maçonnerie dans un prochain numéro.Du nouveau sur le ou les auteurs des différentes sections des Constitutions de 1723 ! Nombre d’hypothèses ont été soutenues pour attribuer telle ou telle partie du texte, soit à Anderson, soit à Désaguliers, soit au comité qui supervisait l’ensemble de la rédaction. Or, la stylométrie, une discipline à laquelle les humanités numériques ont donné des ailes, permet de trancher cette question – avec quelques belles surprises à la clé…On suivra enfin la belle promenade que nous propose Philippe Langlet à travers « Les vignettes des tabliers » dans les différentes éditions de la divulgation princeps en France que fut Le Secret des francs-maçons (1744).Dans la section désormais classique dans notre revue des Francs-maçons du passé, c’est d’un « illustre inconnu » – par exception dans cette rubrique – qu’il sera question : Montmorency-Luxembourg. Illustre car évidemment célèbre comme fondateur et organisateur des commencements difficiles du Grand Orient de France, tenu d’une main sûre entre 1773 et 1789 ; mais inconnu quant aux contradictions et aux drames qui émaillèrent sa vie et permettent de réinterpréter à nouveaux frais son engagement maçonnique. C’est du reste l’un des principaux intérêts de toute prosopographie.Le numéro s’achève avec la rubrique désormais incontournable de Jean-Michel Mathonière, Côté Compagnonnages, et avec les comptes rendus de lecture.Enfin notez dès à présent la première annonce du prochain colloque de Cercle Renaissance Traditionnelle sur le thème "Légendes et mystifications de l’histoire maçonnique". Nous aurons très prochainement l’occasion d’en parler et tous nos lecteurs en seront tenus informés.
Bonne lecture à tous.
Ce numéro est disponible sur le site de Renaissance Traditionnelle !










