mercredi 3 mai 2017

Actualité de la LNF

Lors de son Assemblée générale d’avril dernier, la Loge Nationale Française a eu la joie d’officialiser l’entrée dans sa fédération de deux nouvelles Loges : Per Stellam ad Verbum à l’Orient de Cahors et Averroes à celui de Carcassonne, qui travailleront au Rite Français Traditionnel.


Le grand événement de l’année qui vient sera la célébration du 50e anniversaire de la Loge Nationale Française, qui a vu le jour au printemps 1968. Ce sera l’occasion de mettre en lumière et de partager ce qui constitue nos spécificités : la pratique d’une Maçonnerie rigoureuse et exigeante, une démarche de recherche initiatique sans cesse nourrie de l’approfondissement des rites et de leur histoire.
Il y aura naturellement au printemps 2018 un temps fort «parisien» à l’occasion de notre Tenue nationale. Mais il est tout aussi important que cette célébration se prolonge au fil de l’année dans chacun de nos Orients. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser à cette fin une exposition itinérante qui présentera l’esprit, l’histoire et les rites de la Loge Nationale Française ; constituée d’une douzaine de panneaux, elle aura vocation à être accueillie dans l’année 2018 par chacune de nos Loges à l’occasion d’un événement particulier ouvert à toutes les obédiences de la Maçonnerie française.

Notre site Internet, en pleine évolution, vise aussi à offrir à qui le consulte une vitrine attractive de ce que nous sommes et des contacts précis pour pouvoir nous joindre (…et, qui sait, nous rejoindre). Vos remarques, vos suggestions et propositions seront toujours les bienvenues pour faire plus et mieux !
A tous et à chacun, je souhaite un beau printemps et beaucoup de bonheur à pratiquer la Maçonnerie qui nous rassemble.
Croyez à mon bien fraternel dévouement.

Le président du Conseil national de la LNF,
Jean-Luc Dauphin

lundi 10 avril 2017

Nouveau site de la LNF

La Loge Nationale Française vient de modifier son site : lnf.fmtl.fr !

S'intégrant dans la Maçonnerie Traditionnelle Libre, nous souhaitons publier un certain nombre de travaux issus des Loges de notre Fédération.

Vous y trouverez également le calendrier des Loges de la LNF : lnf.fmtl.fr/calendrier

Et n'oubliez pas, les actualités de la LNF seront diffusées à travers ce blog !

dimanche 9 avril 2017

Nouveau site de Renaissance Traditionnelle

Renaissance Traditionnelle évolue !
Découvrez notre nouveau site internet (construit sous l'égide de la Maçonnerie Traditionnelle Libre) !

rt.fmtl.fr

Sur ce site, seront mis à jour à chaque nouveau numéro :

A toutes fins utiles, pour vous abonner ou commander un ou plusieurs numéros, une seule adresse: commande.rt.fmtl.fr

Ce blog est de facto le canal d'information privilégié par la revue Renaissance Traditionnelle.

dimanche 2 avril 2017

Renaissance Traditionnelle n° 184

Nous sommes heureux d'annoncer le n°184 qui achève la 46e année de la revue Renaissance Traditionnelle.
Voici le sommaire de ce numéro dédié à Laurence Dermott "AHIMAN REZON" et la grande loge des Anciens :
  • Pierre Mollier - Avant-propos, p. 307
  • Jean-François Var - Laurence Dermott, ""Ahiman Rezon"" et la Grande Loge des Anciens, p. 308
  • Hervé Hoint-Lecoq - Aux fondations de la Franc-Maçonnerie suédoise : quatre Carl et... la France ? p. 350
  • Thomas de la Sore - La fête du renouvellement de l'Ordre du six novembre, p. 359
  • Diplôme de franc-maçon décerné par la Loge de la Perfection Elue Ecossaise de Bordeaux, p. 366
  • Paul Paoloni - Un nouveau document concernant l'admission de J.-B. Willermoz dans la Maçonnerie lyonnaise des débuts, p. 368
  • Pierre Lachkareff - Note de lecture, p. 379

Voici quelques extraits de lecture (au format PDF) :

Ce numéro "simple" peut être commandé en ligne au prix de 15 €.

Prix Kilwinning pour Renaissance Traditionnelle

Nous sommes fiers de partager le diplôme récemment décerné à notre Revue par la Policy Studies Organization, le "Prix Kilwinning" couronnant 46 années de contribution à la Recherche et à l'Erudition maçonnique. Cette structure, dédiée à la propagation des cultures, est une branche de l'American International Political Science Association, basée à Washington DC. Elle organise les 26 et 27 mai prochains, dans les locaux de la Bibliothèque Nationale de France, une nouvelle "Conférence Mondiale sur la Franc-Maçonnerie et l'Histoire", comme elle l'avait déjà fait en mai 2015 dans les mêmes lieux, avec grand succès eu égard à la qualité des travaux présentés.


Nouveau site de la R.L. William Preston

La Loge William Preston lettre Beth est par vocation une Loge d'échanges et d'accueil, parce que travail et savoir se partagent entre Frères.
Selon les principes de la Maçonnerie Traditionnelle Libre, notre Loge s'inscrit ainsi dans la tradition des Loges d'études et de recherches de la Loge Nationale Française qui depuis sa création a toujours ouvert ses portes aux frères en recherche.
Dorénavant, la Loge publiera ses travaux sur son nouveau site : williampreston.fmtl.fr

mardi 28 mars 2017

Site officiel des Maçons Traditionnels Libres

Le Site Web officiel de la Maçonnerie Traditionnelle Libre a enfin été créé : www.fmtl.fr !

Il regroupe l'ensemble des structures ostensibles adhérant aux principes de la Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre :
  • La Loge Nationale Française
  • La Loge Nationale Mixte Française
  • La Revue Renaissance Traditionnelle animée par des FF. de la LNF

Y sont également regroupés les sites Web de Loges d'études et de recherches comme William Preston travaillant sur les sources de la tradition britannique et Liber Latomorum se consacrant exclusivement à l’actualité bibliographique de la franc-maçonnerie.



Bonne lecture !

lundi 10 octobre 2016

La Charte de la Franc-Maçonnerie Traditionnelle Libre


Remise à chaque nouvel initié dans les loges de la Fédération, la Charte de la Franc-Maçonnerie Traditionnelle Libre constitue le texte essentiel, fixant les principes intellectuels et spirituels de la LNF, définissant les sources des Rites qu'elle pratique et prescrivant les usages symboliques fondamentaux de ses loges. Rédigé alors même que la jeune Fédération n'avait pas un an d'existence, il représente sans aucun doute le meilleur témoignage de l'esprit que ses fondateurs voulaient y développer.

Dès le Titre 1er, le ton est donné, et les difficultés commencent, si l'on se souvient de l'époque de sa rédaction, avec une définition cursive de la franc-maçonnerie. Relisons-la simplement :

«La franc-maçonnerie est de nature spirituelle, religieuse et traditionnelle. Elle a pour but la transformation initiatique de ses membres par la méditation de la Loi d'Amour de L'Evangile de Saint Jean, et la pratique rigoureuse des usages, des rites et des cérémonies maçonniques. Cette transformation doit, et ne saurait s'opérer effectivement que dans un climat de tolérance, de modestie, de discrétion, de loyauté absolue, de calme et de courtoisie.


C'est pourquoi, poursuit le Titre II, la franc-maçonnerie doit bannir avec une extrême rigueur de ses Loges, sous peine de manquer à sa mission fondamentale, tout ce qui est contraire à ces définitions. Elle doit notamment se refuser à toute activité dans le domaine confessionnel, politique, social, économique et financier, ce qui est source abondante de mésentente et de conflits entre ses membres. Les Loges s'interdiront tout exposé ou tout travail sur ces sujets et leurs membres s'abstiendront de toute conversation de ce genre lors des réunions maçonniques quelles qu'elles soient. »


Reprenons quelques points remarquables. Celui-ci pour commencer : «La franc-maçonnerie est de nature spirituelle, religieuse et traditionnelle.» Que de commentaires le mot «religieuse»» ne pouvait-il manquer de susciter, hier comme aujourd'hui, dans un tel contexte ! Or cet exemple est une bonne illustration de la conception maçonnique de la LNF. En Maçonnerie on doit renoncer aux réactions superficielles, aux jugements hâtifs. La Loge n'est pas le Forum, et c’est précisément tout son intérêt et sa spécificité. Il ne faut donc voir ici aucun extrémisme provocateur et de mauvais aloi. A-t-on dit que la Maçonnerie était une religion ? Non, évidemment. Nul ne pourrait le dire, nul ne peut le penser. Mais qu'elle soit de «nature religieuse», que voulait-on suggérer en l'affirmant ainsi ?

Tout d'abord qu'il y a incontestablement à travers toute son histoire, depuis ses origines, une dimension communautaire de la Maçonnerie qui se réfère à la fonction essentielle des religions dans les sociétés traditionnelles: religare, c'est-à-dire réunir, rassembler, rapprocher au-delà des préoccupations du siècle, engager les hommes à regarder ensemble, plus haut, plus loin. Cette dimension fraternelle, constitutive de l'institution maçonnique, plonge à l'évidence ses racines dans la culture religieuse de l'Occident.

Ensuite, qu'on ne peut nier, précisément - et nous n'avons, quant à nous, jamais pu nous résoudre à le faire -, les fondements manifestement chrétiens des sources légendaires, des usages, des rituels et des symboles maçonniques. Or, l'engagement des fondateurs de la LNF était de se pencher avec attention sur ces sources, en toute rigueur, comme en toute liberté. Mais, aussitôt, et parce que la Maçonnerie n'est ni une religion ni une secte, on nous précise bien que cette approche ne peut et ne doit se faire que dans la «tolérance, la modestie, la modération, la discrétion, le calme et la courtoisie.» Le contraire de l'intégrisme, c'est tout simplement la liberté de l'esprit. Tenter de conduire ainsi une telle démarche d'approfondissement et de redécouverte déterminée de ses origines, c'était déjà cela, être un Maçon Traditionnel Libre.

La Maçonnerie est en effet un monde de symboles, ce qui ne veut pas dire, en vertu d'une signification singulièrement dévaluée du mot «symbole» qu'on reçoit parfois même dans les loges, qu'un symbole est une chose sans importance et peut-être sans contenu réel, puisque ce n'est... qu'un symbole ! La Maçonnerie ne procède pas par affirmation doctrinale, il est vrai, mais si la Maçonnerie n'a effectivement pas de dogme, cela ne signifie pas qu'elle soit dépourvue de principes fondateurs. Ces principes se retrouvent justement dans ses emblèmes et ses symboles séculaires, chargés de sens par conséquent. La préoccupation constante de la LNF fut de s'y rattacher et, en toute liberté, sans tabou ni exclusive, d'en retrouver la sève vivante.

Ainsi s'explique encore, comme le proclame la Charte, que les Maçons Traditionnels Libres aient adopté les armes exactes accordées en 1472 à la Compagnie des Maçons de Londres, et sa plus ancienne devise: « God is our Guide ». « Ce qui, précise immédiatement la Charte, doit s'entendre dans tous les sens, mais aussi et surtout au sens opératif, en se souvenant que l'Eternel sur le Sinaï, guida Moïse en lui donnant tous les plans du Tabernacle, qui devait lui-même être le modèle de Temple élevé à Jérusalem, sous les ordres du Roi Salomon, avec l'aide du Roi Hiram de Tyr et le précieux concours d'Hiram Abiff. »

En ce sens, notre devise « God is our Guide », qui pose en effet un choix spirituel qu'il faut comprendre, n'est cependant en rien l'affirmation péremptoire d'un catéchisme au nom duquel une Maçonnerie oublieuse de sa vraie nature pratiquerait l'inquisition des consciences, mais une invitation solennelle à suivre par l'esprit et le cœur les traces de nos ancêtres présomptifs, de ceux qui, dans le monde intermédiaire à l'histoire et au mythe, établirent toutes les légendes qui fondent aujourd'hui encore nos rites et donnent sens à nos symboles. S'engager dans cette démarche, à coup sûr exigeante, c'était encore cela, être un Maçon Traditionnel Libre.

Le refus, également énoncé dans la Charte, d'aborder dans le cadre du travail maçonnique les questions politiques, économiques et sociales, procède bien du même esprit. A quoi servirait la Loge si l'on n'y faisait que ce que l'on peut faire partout ailleurs ? Il ne faut pourtant pas, ici encore, se méprendre, sur ce que signifie cette position. La Loge, disais-je à l'instant, n'est pas le Forum. Mais c'est sur le Forum qu'agissent tous les hommes, dans leur vie de chaque jour, les Maçons au même titre que les autres. Or, la Maçonnerie accomplirait sans doute une partie de sa mission si les Maçons se conduisaient en effet mieux que les autres sur ce Forum. Dans la conception maçonnique qu'elle défend ainsi, la LNF a toujours souhaité que la méthode maçonnique, par la formation intellectuelle, morale et spirituelle qu'elle apporte à ses membres, par la faculté d'écoute et la tolérance à l'égard d'autrui auxquels elle les accoutume, en fasse des citoyens plus responsables et surtout plus éclairés, capables de faire en toute liberté les choix civiques qu'eux seuls peuvent fixer, et que la Maçonnerie, en tant que telle, n'a pas à leur dicter.

jeudi 1 septembre 2016

Renaissance Traditionnelle n° 183

Nous sommes heureux d'annoncer le n°183 de la revue Renaissance Traditionnelle.
Voici le sommaire de ce numéro dédié aux "MANUSCRITS COPIALES : UNE NOUVELLE SOURCE SUR LES DÉBUTS DE L’ÉCOSSISME":

  • Pierre Mollier - Avant-propos, p. 229
  • Claude Weiler - Les manuscrits Copiales, une découverte singulière : présentation historique, p. 230
  • Claude Weiler - Les manuscrits Copiales 1 et 2 : traduction française, p. 240
  • Pierre Mollier - Un « Maître Écossais » archaïque aux sources de l’Écossisme, p. 276
  • Jacques Tuchendler - Le Prado, p. 285

Edito de Pierre Mollier

"Ce numéro 183 de Renaissance Traditionnelle revient sur la très curieuse affaire des manuscrits « Copiales ». Rappelons les faits. En 2011, les médias se font écho de la découverte d’un étonnant manuscrit codé et relatent les efforts d’une équipe de spécialistes, appuyée par un puissant outil informatique, pour « casser » le code. C’est d’ailleurs un des rares exemples où ce qui va se révéler être un problème d’érudition maçonnique va faire l’objet d’articles dans la « grande presse » comme Le Monde ou Le Figaro. Une fois le code percé, on découvre que ces manuscrits contiennent les statuts et les rituels d’une société secrète allemande du XVIIIe siècle ayant beaucoup de rapports avec la franc-maçonnerie. Pour notre part, nous n’avions pas été très sensible à ce qui nous était alors surtout apparu comme un « coup médiatique ». Il y a eu au XVIIIe siècle beaucoup de sociétés paramaçonniques. Notre expérience des « alphabets maçonniques » nous rendait sceptique sur la nécessité d’une équipe de cryptologues et d’ordinateurs pour venir à bout de codes qui sont surtout symboliques et dont la clef est la plupart du temps élémentaire. Nous avions tort.
Si, en France, personne ne se soucia vraiment des « manuscrits Copiales », cet épisode singulier retint l’attention de nos amis belges. Dans le prolongement de celui rassemblé pour le célèbre documentaire « La Clef écossaise », un groupe de travail se constitua autour de Tristan Bourlard et Stéphane Van Assche. Son objet : étudier et tenter de mieux comprendre ce mystérieux manuscrit. La Loge La Belle Alliance et la Loge d’étude L’Âne d’Or furent associées au « projet Copiales ». C’est lors d’une visite à L’Âne d’Or, que Claude Weiler – à qui avait incombé la difficile mission de la traduction – attira notre attention sur l’intérêt des « Copiales » pour l’histoire maçonnique. En effet, à la suite des textes relatifs à cette étonnante « société des Oculistes », les Copiales comprenaient une présentation de la Maçonnerie qui semblait très précoce, avec notamment beaucoup d’éléments sur les premières Loges « écossaises ». Nous sommes donc particulièrement heureux de mettre à la disposition du public francophone la belle et savante traduction de Claude Weiler et ainsi de permettre un accès aux riches informations historiques des manuscrits Copiales. Dans la foulée de ce document passionnant, nous proposons des pistes pour une nouvelle approche des débuts de l’Écossisme.
Au début du XIXe siècle, « Le Prado » fut un haut lieu du Paris maçonnique. À tel point d’ailleurs que, pendant quelques années, l’un des Suprêmes Conseils qui se disputaient alors la souveraineté sur les hauts grades du Rite Écossais fut dénommé « Suprême Conseil du Prado ». Or on savait fort peu de chose sur « Le Prado », beaucoup d’historiens maçonniques le situant même fautivement sur la carte de la Capitale. Jacques Tuchendler nous propose aujourd’hui une étude approfondie sur ce lieu où se mêlèrent longtemps vie maçonnique… et vie parisienne !"

Quelques extraits


Ce numéro "simple" peut être commandé en ligne au prix de 15 €.

mercredi 22 juin 2016

Renaissance Traditionnelle 181-182

Nous sommes heureux d'annoncer le n°181-182 de la revue Renaissance Traditionnelle.
Voici le sommaire de ce numéro dédié à "la Grande Profession : Documents et découvertes, le Fonds Turckheim":
  • Pierre Mollier - Editorial, p. 1
  • Antoine Faivre - Histoire d’une découverte, p. 2
  • Thierry Boudignon et Jacques Rondat - La carrière d'un Grand Profès à travers les documents du fonds Bernard-Frédéric de Turckheim, complétés de documents de la Bibliothèque Municipale de Lyon - Documents établis et transcrits, p. 6
  • Paul Paoloni - Une vue des pratiques occultes à travers l’odyssée des Archives de Jean-Baptiste Willermoz (1763-1956), p. 110
  • Roger Dachez - La Grande Profession dans l’histoire du Régime Écossais Rectifié : Sources, problèmes et perspectives, p. 190
  • Notes de lectures, p. 221

Edito de Pierre Mollier

Par son volume, près de 200 pages, mais surtout par son contenu, il fera date. Pour une fois R.T. revient ici sur un sujet qui a été, à une époque, un de ses objets de recherche de prédilection : le Régime Écossais Rectifié. Mais on verra que, tant du point de vue de l’histoire de la franc-maçonnerie que de celle de l’ésotérisme, les enjeux étudiés ici dépassent aussi la seule problématique du RER. La question de « La Grande Profession » nous conduit en effet à mettre en perspective la nature ésotérique, voire théurgique, d’une certaine Maçonnerie illuministe du XVIIIe siècle.

L’origine de ce numéro est le projet de publication des pièces les plus importantes du fonds Bernard-Frédéric de Turckheim découvert par Antoine Faivre et présenté, ici même, il y a quelque temps… (dans nos numéros 49, 50, 51 et 52 en 1982). Celui-ci nous relate d’ailleurs les circonstances étonnantes dans lesquelles il découvrit l’existence de ces archives extraordinaires. Comme quoi le chercheur en éveil peut parfois trouver matière à sa quête dans les occasions les plus inattendues – ici un mariage ! Et comme le montre le dernier épisode de la mise à jour, un peu de chance – ou une inspiration providentielle ? – c’est selon, peuvent se révéler décisives.

Les documents transcrits et publiés dans ce numéro constituent le dossier le plus complet possible – à ce jour – sur la « Grande Profession », l’aboutissement du parcours dans l’Ordre du Maçon Rectifié aux XVIIIe et XIXe siècles. La majorité de ces pièces, jusque-là inconnues, provient du Fonds Bernard-Frédéric de Turckheim, les autres sont issues du fonds Willermoz de la Bibliothèque municipale de Lyon. L’ensemble vise à cerner la nature réelle de l’enseignement théosophique – et peut-être plus encore – prodigué à ses membres par la Maçonnerie Rectifiée.

Paul Paoloni nous propose ensuite une histoire des archives Willermoziennes et du fonds Willermoz de la Bibliothèque municipale de Lyon. Là encore le romanesque affleure dans cette véritable enquête qui nous conduit du XVIIIesiècle à aujourd’hui. L’auteur montre bien que la nature très particulière de ces archives – et les « secrets » ésotériques qu’elles étaient supposées contenir – expliquent une partie de leur histoire et de leur redécouverte.

Après un article important il y a quelques années – dans un volume dédié à Antoine Faivre justement – sur « La parathéurgie chez Jean-Baptiste Willermoz et dans la Maçonnerie Rectifiée : approche d’un concept », notre directeur Roger Dachez revient ici sur la nature de la « Grande Profession », les débats qu’elle a suscités… et ses prolongements contemporains, plus ou moins légitimes, plus ou moins inspirés. Bonne lecture, cher lecteur, de ce numéro substantiel pour tout homme de Désir.

Quelques extraits

    Ce numéro double peut être commandé en ligne au prix de 30 €.