lundi 3 juillet 2023

Renaissance Traditionnelle n° 204 : Le signe de Maître

Le dernier n° 204 de Renaissance Traditionnelle intitulé "Les sources anthropologiques du signe de Maître" vient de paraître !

Avec la belle étude qui ouvre ce numéro 204, Renaissance Traditionnelle s’aventure dans un domaine de recherche très stimulant mais difficile. Dans son travail pour une meilleure connaissance de la franc-maçonnerie, notre revue s’en est jusqu’à présent tenue au terrain de l’histoire. Terrain assez solide pour peu que l’on y applique la méthode « académique » classique progressivement construite par les historiens au cours des XIXe et XXe siècles. À partir des années 1970 cependant, différents auteurs ont voulu renouveler les études maçonniques en utilisant les approches d’autres sciences sociales – sociologie, anthropologie, psychologie sociale etc. – qui à cette époque étaient particulièrement en vogue à l’université. Hélas, les quelques essais d’« anthropologie maçonnique » qui ont été tentés n’ont guère convaincu. Une critique un peu rigoureuse en a facilement repéré et dénoncé les truismes, les rapprochements trop rapides de faits sortis de leurs contextes etc. Mais ce n’est pas parce qu’une hypothèse de travail ne donne pas satisfaction à sa première mise en œuvre qu’il faut y renoncer définitivement. Ainsi, nous avons été interpellés puis séduits par le travail de Gaël Meigniez que vous allez découvrir. Il guide le lecteur dans une exploration étonnante des sources profondes dans l’imaginaire humain de cet élément important de la légende d’Hiram et du grade de Maître qu’est le « signe d’horreur ». Si son objet est d’abord scientifique, cette véritable anthropologie historique et culturelle d’une séquence du rituel nous paraît aussi bien apte à nourrir la dimension initiatique de notre pratique maçonnique.

Lorsque l’on aborde la question des relations entre la franc-maçonnerie et les compagnonnages, le préambule obligé est de souligner qu’il n’y en a aucune ! Une fois cela posé – notamment pour rappeler que la filiation entre compagnonnage et franc-maçonnerie est un mythe – on peut les étudier sereinement. Jean-Michel Mathonière apporte ici au dossier une pièce unique et singulière. Un document compagnonnique mais dont la lecture révèle de nombreux emprunts à la culture maçonnique. Son analyse permet d’éclairer ces liens oubliés et de mieux saisir la sensibilité de ces si intéressants milieux compagnonnico-maçonnique du XIXe siècle.

Cette livraison – un peu atypique – clôt l’année éditoriale 2022 de Renaissance Traditionnelle. Pour le rédacteur en chef de la revue c’est aussi une étape. En effet, après avoir exercé cette fonction pendant trente ans – du numéro 91-92 d’octobre 1992 à ce numéro 204 d’octobre 2022 – des contraintes personnelles m’amènent à passer le relais. Je remercie sincèrement ceux qui, au long de toutes ces années, m’ont assisté et aidé dans cette difficile mission. Notamment Paul Paoloni qui fut mon complice ces dix dernières années et à qui la revue doit beaucoup. D’ores et déjà, une nouvelle équipe est constituée autour de notre directeur Roger Dachez. Elle prendra la barre dès le prochain numéro et vous proposera une nouvelle formule. Un nouveau cycle s’ouvre. « Il faut que tout change pour que rien ne change » serait-on tenté de dire avec un peu d’emphase en reprenant la réplique mythique du Guépard. Il faut en tout cas que notre revue évolue pour proposer à nos lecteurs un outil qui fasse toujours « mieux connaître et mieux aimer la tradition maçonnique dans sa double dimension historique et spirituelle.

Ce numéro est disponible sur le site de Renaissance Traditionnelle ! 

jeudi 30 mars 2023

Renaissance Traditionnelle n° 203 : les compagnons tailleurs de pierre

Le dernier n° 203 de Renaissance Traditionnelle intitulé "Nouvelles lumières sur les rites de réception chez les compagnons tailleurs de pierre" vient de paraître !

Voici l'édito du Rédacteur en chef, Pierre Mollier :

À l’image des Maçons français, Renaissance Traditionnelle et ses lecteurs se sont toujours  vivement intéressés à l’histoire des Compagnonnages. Les collectionneurs se souviendront des articles de Gérard Lindien (Gérard de Crancé) dans les premiers numéros de la revue dans les années 1970 : Nouvelle incitation à la connaissance du Compagnonnage. Au milieu des années 2000, Laurent Bastard – alors conservateur du Musée du Compagnonnage de Tours – nous invita à le suivre dans une passionnante enquête sur Les sources méconnues du Compagnonnage français au XIXe siècle. Depuis vingt ans, Jean-Michel Mathonière nous a régulièrement proposé des contributions sur tel ou tel aspect de l’iconographie compagnonnique.

Bien sûr la vision des liens entre Compagnonnages et franc-maçonnerie a beaucoup évolué en cinq décennies. On sait aujourd’hui que les similitudes entre certains usages compagnonniques et la franc-maçonnerie s’expliquent essentiellement par des emprunts des Compagnons aux Maçons au XIXe siècle et non par des sources communes et antiques chez les « Bâtisseurs de Cathédrales » comme le suggérait tout un imaginaire romantique. Il n’en reste pas moins que les Compagnonnages sont un exemple unique de « fraternité initiatique de métier » et que, à ce titre, ils doivent retenir l’attention de ceux qui essayent de mieux comprendre « la question de l’initiation ».

Or l’histoire des Compagnonnages, notamment pour les périodes anciennes, celles antérieures au XIXe siècle, reste très mal connue. C’est particulièrement vrai pour ce qui est des différentes sociétés compagnonniques, de leurs usages rituels, de leurs corpus symboliques. L’apparition d’un nouveau document constitue donc un véritable événement. Or, après en avoir rêvé pendant des années, Jean-Michel Mathonière a découvert il y a quelques mois un manuscrit, de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe, qui décrit la cérémonie de réception des « braves compagnons étrangers du Devoir, tailleurs de pierre ». La simplicité de ce rituel lui donne un grand parfum d’authenticité. La référence explicite à Salomon et à son Temple dans un texte « opératif »  antérieur à la diffusion de la franc-maçonnerie en France est passionnante.

Nos lecteurs trouveront ici un facsimilé du manuscrit assorti d’une transcription et de nombreuses notes explicatives. Mais l’auteur nous propose aussi une consistante introduction et un copieux dossier d’analyses et de documents pour remettre cette découverte si importante dans son contexte. Nul doute que ce numéro 203 de R.T. constitue un apport majeur à l’histoire des Compagnonnages et au-delà à celle des fraternités initiatiques – opératives ou spéculatives – liées à l’art de bâtir.

Ce numéro est disponible sur le site de Renaissance Traditionnelle !

vendredi 9 septembre 2022

Renaissance Traditionnelle n° 201-202 : René Guilly

Le dernier n° 201-202 de Renaissance Traditionnelle intitulé "René Guilly (1921-1992) En quête des « vraies richesses » de la franc-maçonnerie" vient de paraître !

Voici l'édito du Rédacteur en chef, Pierre Mollier :

1970-2020, cinquante ans de Renaissance Traditionnelle ! Franchir la barre des deux cents numéros est une étape pour une revue, surtout quand elle s’est fixé un objet aussi particulier – faire « mieux comprendre et mieux aimer la tradition maçonnique dans sa double dimension historique et spirituelle » – et qu’elle s’adresse, par nature, à un public assez restreint. Pourtant, c’est moins le millésime que nous célébrons avec ce numéro 201-202 que son fondateur René Guilly (1921-1992) dont l’année 2021 a marqué le centenaire de la naissance et qui a rejoint l’Orient éternel il y a
maintenant trente ans. « Trente ans après », il est toujours aussi présent dans ces pages. Nous partageons encore la conception de l’Ordre qu’il s’est forgée au cours d’une vie de pratique et d’étude. Nous mettons toujours en œuvre la méthode qu’il a développée pour mieux cerner les « vraies richesses » de la tradition maçonnique. Une bonne partie des animateurs de notre revue reste constituée de Maçons qui l’ont connu et accompagné dans cette quête, c’est peu de dire qu’ils en ont été durablement marqués. Arrivés à leur tour à l’âge de la maturité, ils ont voulu en savoir un peu plus sur cet homme à qui ils devaient tant.


Notre fondateur a eu plusieurs vies. L’un des apports de ce numéro est la belle étude de Pierre Lachkareff sur sa jeunesse et son engagement dans le Paris culturel et artistique de l’Après-guerre. On découvre un René Guilly familier de Raymond Queneau et Boris Vian, qui travaille avec Dubuffet, polémique avec Antonin Artaud ou découvre Georges Mathieu. Nous nous sommes bien sûr focalisés sur sa vie maçonnique. Paul Paoloni nous retrace un itinéraire et les questionnements qui le menèrent d’une loge historique – La Clémente Amitié –, typique du Grand Orient de France de cette époque, vers d’autres horizons maçonniques. De ses débuts dans une Maçonnerie des années 1950 en reconstruction, il garda de solides amitiés comme celles, qui pourraient étonner, qu’il entretint avec Francis Viaud ou Fred Zeller. D’autres horizons, au-delà même des frontières – nationales ou maçonniques –, puisque René Guilly eut de nombreux échanges avec des érudits maçonniques britanniques comme nous le raconte Bernard Dat et qu’il fut aussi membre d’une loge « régulière » allemande. Enfin, Roger Dachez nous éclaire sur le contexte dans lequel se formèrent ses conceptions maçonniques.

Certains ressentent des affinités profondes entre esthétique et spiritualité. C’est peut-être la clef du chemin de René Guilly dans ce monde. Art de son temps, « Art royal », restauration d’œuvres d’art… « L’art c’est toute ma vie » répondait-il à une amicale mise en demeure d’un vieux complice, Robert Amadou, c’est sans doute beaucoup plus qu’une boutade.

Une question demeure cependant. Pourquoi, après avoir consacré, pendant près de quinze ans, le meilleur de sa jeunesse et de son énergie à l’art de son temps et à ses débats alors les plus actuels, après avoir fréquenté intimement certains de ses acteurs les plus importants ; pourquoi, au milieu des années 1950, René Guilly se retire finalement de ces enjeux pour s’investir dans l’étude de l’art ancien et se vouer à une quête de Renaissance Traditionnelle.

Ce numéro double est disponible sur le site de Renaissance Traditionnelle !

vendredi 26 novembre 2021

Renaissance Traditionnelle 199-200 : le Royal Arch en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle

Le nouveau numéro 199-200 de la revue Renaissance Traditionnelle "le Royal Arch en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle : origines et sources, autour du Ms Dovre" est disponible. En voici la présentation par son rédacteur en chef, Pierre Mollier :

Avec ce robuste numéro double 199-200, Renaissance Traditionnelle poursuit son cycle de recherche sur l’apparition des hauts grades. Après notre précédente livraison consacrée aux premiers rituels de Royale Arche en France au XVIIIe siècle, Paul Paoloni nous propose ici une étude approfondie des premiers témoignages sur le Royal Arch en Grande-Bretagne.

L’objet initial de ces pages était de présenter et d’étudier un document peu connu, mais essentiel : le manuscrit Dovre. Il s’agit du rituel britannique de Royal Arch le plus ancien identifié puisqu’il peut être daté du tout début des années 1780. A la différence, par exemple, du manuscrit Sheffield, autre pièce capitale mais malheureusement parcellaire, c’est un texte développé et abouti qui décrit en détail l’ensemble de la cérémonie, d’où son importance. Après avoir raconté son histoire, assez étonnante puisqu’elle passe par la Norvège, Paul Paoloni nous en propose une transcription et une traduction.

Mais, de fil en aiguille, poussant les investigations pour tenter de comprendre dans quelles circonstances naquit ce premier Royal Arch britannique, et essayant d’identifier ses sources, Paul Paoloni est amené à remettre sur le métier – une fois de plus ! – la grande question de l’apparition des hauts grades. Dans ce travail, il reprend notamment plusieurs hypothèses fécondes avancées par notre fondateur René Désaguliers. Tout d’abord, il faut examiner de front l’apparition des hauts grades en Grande Bretagne et en France. En effet, les documents sont plus abondants – ou plutôt moins rares – dans les archives maçonniques françaises et les premiers hauts grades pratiqués en France – sans doute dès le milieu des années 1730, de façon certaine dans les années 1740 – entretiennent encore des liens forts avec leurs sources britanniques. Les matériaux français peuvent donc – un peu paradoxalement – éclairer aussi la question de la formation des « autres grades » en Grande Bretagne. Autre considération : face aux variantes, souvent nombreuses, des légendes ou aux noms, parfois divers, des grades, il faut se concentrer sur ce que les Maçons anglais appellent « les secrets du grade » : c’est-à-dire ses mots, signes et attouchements. C’est, dans cette période pionnière, le « noyau » des rituels. La comparaison des mots, signes et attouchements – complétée de l'observation de certains autres éléments ésotériques – est la meilleure façon d’établir des rapprochements et des filiations dans cette matière un peu insaisissable des premiers hauts grades. Nanti de ces deux clefs, Paul Paoloni nous invite à l’accompagner dans cette longue et passionnante enquête.

Ce numéro peut être pré-commandé en ligne au prix de 30 €. 

mercredi 25 août 2021

Action de bienfaisance de la Loge l'Itinérante n°8 et du Lewis Club

Au titre des actions de Bienfaisance des des Loges Nationales Françaises Unies, son Grand Hospitalier, Dominique SAPPIA, a diffusé cette lettre hospitalière le 11 juillet 2021 :

Mes Bien Aimés et Très Chères Sœurs et Très Chers Frères,

J’ai le grand plaisir de venir vous informer de l’action de Bienfaisance qui a été concrétisée Vendredi 2 Juillet, au nom de de la Loge l’Itinérante n°8 et au des Loges Nationales Françaises Unies et de la Franc-Maçonnerie en général.

En effet à l’initiative du Lewis Club (Club des Sœurs et Frères de l’obédience de 42 ans et moins), et surtout sous la houlette de notre Sœur Emilie B. Vénérable Maître de l’Itinérante, nous avons pu remettre ce jour un chèque de 1720 euros à l’association Tournesol, en son siège de l’hôpital Saint Louis à Paris. Cette somme permettra l’organisation de sept concerts à l’hôpital, dont nous vous tiendrons informés.

Tournesol, Artistes à l’Hôpital est une association d’intérêt général créée en 1990, qui permet d’offrir aux personnes hospitalisées ou isolées, des moments artistiques riches en émotion

un large champ d’action

  • Plusieurs disciplines artistiques : musique, théâtre, poésie, lecture, danse, cirque contemporain, arts plastiques et visuels... avec différentes formes d’interventions : concert ou spectacle au cœur des lieux de vie et de soins, ainsi qu’au chevet des patients ; cycles d’ateliers ; résidences d’artistes...
  • Dans tout service des établissements de santé : médecine générale et cancérologie, soins palliatifs, psychiatrie, gériatrie, (poly)handicap, centres d’hébergement d’urgence...
  • Pour des publics de tout âge

A cette occasion la Très Chère Sœur Manuela L. Hospitalier de l’Itinérante a pu s’exprimer en notre nom à tous :

Au nom de la Loge l'Itinérante n°8, je tiens à vous remercier pour votre accueil chaleureux.

Cette collecte de fonds et les actions qui seront menées grâce à celle-ci matérialisent pleinement notre attachement profond à la bienfaisance.

Notre mobilisation démontre que la Franc maçonnerie sait à quelle point les actions concrètes sont importantes, bien loin des clichés récurrents véhiculés par les médias.

Nous espérons de tout cœur que notre modeste participation contribuera à égayer le quotidien des patients, ou à tout le moins à leur apporter un moment de plaisir partagé. La souffrance liée à la maladie ajoutée au contexte particulier de la pandémie a fait naître, j'en suis sûre, des envies de s'évader pour quelques instants !

Etaient aussi présents absents sur la photo, les Frères Samuel M. et Ronan B.


Je vous souhaite à toutes et tous un bel été, en vous rappelant à la plus grande prudence concernant la pandémie, je vous rappelle que l’ensemble des responsables de l’Obédience se tiennent à votre écoute si le besoin s’en faisait sentir, et surtout au nom de la Céleste Amitié qui nous unit, je vous embrasse avec toute mon affection Fraternelle.
 

dimanche 26 avril 2020

Le site de La Céleste Amitié a fait peau neuve !

Le site de la Loge La Céleste Amitié a été modernisé, éclairci et enrichi en éléments graphiques, afin de le rendre plus agréable à lire. Enfin, son coeur flamboyant a été adapté au 2.0 !

Les actions de bienfaisance menées par les LNFU ont été actualisées, vous pourrez toutes les y retrouver.

Grâce aux formidables initiatives de chacune et chacun et à l’impulsion de notre très dynamique Grand Hospitalier - dont vous trouverez bien sûr les communications -, elles sont nombreuses, ce dont les LNFU peuvent être fiers!

Enfin, des liens facilitant les contributions ont été ajoutés. Alors n’hésitez pas à aller vous y promener, et pourquoi pas, à faire un don si le coeur vous en dit !


vendredi 17 avril 2020

Lettre hospitalière avril 2020

Voici la lettre hospitalière du Grand Hospitalier des LNFU :

Mes Très Chères Sœurs et Mes Très Chers Frères, 

Je viens vers vous en ces temps compliqués, en tant que Grand Hospitalier, et donc au nom du Grand Maître Roger Dachez, et au nom de tous les Frères et Sœurs qui composent le Grand Conseil. 

Un premier mois de confinement due à la pandémie de Covid-19, vient de s’achever et un nouveau mois au moins est déjà annoncé. Si la situation n’amène bien sûr pas à la gaité, nous devons nous réjouir qu’il n’y ait pas eu de cas grave de la maladie parmi les membres de notre Obédience ou des membres de leur famille, car la maçonnerie française doit, hélas, d’ores et déjà déplorer des décès.

D’autre part nous devons être fiers de la manière dont tous ensemble, nous avons géré ce premier mois. Vous le savez, dans ma précédente lettre hospitalière, je m’inquiétais de l’isolement potentiel de certains, mais les visioconférences, les réseaux sociaux, les systèmes de messageries ainsi que la réédition de La Truelle Numérique, et l’attention de tous, nous ont permis de maintenir un contact généralisé pluriquotidien.

En ce qui concerne la Bienfaisance et l’Entraide, les réunions des Hospitaliers, Aumôniers et Eléémosynaires des Loges des LNFU, montrent une situation sous contrôle, sans soucis majeurs, grâce à la vigilance des officiers en charge. Je ne saurais une fois de plus rappeler que nous devons tous être dans le contexte, des hospitaliers ou des "infirmiers nés" comme dit le Régime Ecossais Rectifié, les uns pour les autres.

Pour ce qui est de l’action obédientielle de Bienfaisance, vous avez sans doute vu dans la presse maçonnique, que les Loges Nationales Françaises Unies, avec ses modestes moyens, a été la première à mettre en place son action, en offrant un respirateur, le plus performant du marché, au Centre hospitalier de Villeneuve saint Georges destiné au service de réanimation du Dr Jean-François GEORGER. 

Ce respirateur a été remis ce matin (photo ci-dessous) et une heure après était déjà placé sur un patient en détresse respiratoire due au Covid-19.


Je tiens tout particulièrement à remercier notre Frère Cédric Lesser des Loges Nationales Françaises Unies, qui a rendu possible l’achat de cet appareil, car l’Europe entière est en rupture de stock et doit se rabattre sur des appareils de moins bonne qualité, voire se heurter à un manque de disponibilités.

D’autre part encore, comme nous participons au Comité des Grands Hospitaliers de La Franc-Maçonnerie Française, notre action entrera dans une action commune, dont vous recevrez communication bientôt, qui verra l’achat de 7 respirateurs, facilitée pars les Loges Nationales Françaises Unies et une fois encore, toujours par le biais de notre Frère Cédric, et qui permettra à 7 des 12 Obédiences de se manifester par une action commune dans le cadre de la Bienfaisance.

Ce qui est certain, c’est que si l’on considère qu’un patient aura besoin d’un respirateurs environ deux semaines, nous pouvons espérer et être collectivement comme individuellement fiers et heureux, de peut-être sauver une vie toutes les deux semaines par respirateur !

Enfin, parce que je vous dois une clarté totale, cette action aura coûté aux LNFU : 5580 €uros. C'est-à-dire bien plus que ce que nous donnons à la Céleste Amitié par an au travers de la part attribuée sur nos cotisations à la Bienfaisance. Vous devez bien vous douter, que ce que jadis on appelait la "common box" en Angleterre, ou la "boete des pauvres" en France, ne regorge pas de fonds illimités comme ce que j’ai pu constater en échangeant avec les grandes obédiences. Mais ce n’est pas parce que nous sommes petits que nous n’avons pas un grand cœur et je crois sincèrement que notre action a été légitime. Soyez-en tous fiers ! 

Jadis aussi, Robert Delafolie, faisait régulièrement appel, aux Frères (à l’époque) et aux Loges, pour le secours des indigents et des malades. Aussi, c’est aussi ce que je viens faire aujourd’hui auprès de vous. Pour celles et ceux qui le souhaitent et surtout qui le peuvent, pour des Loges aussi qui le pourraient (sans se départir de fonds qui seront sans doute utilisés pour l’entraide envers les membres de l’atelier), La Céleste Amitié sera heureuse de recevoir quelques offrandes qui seront, n’en doutez point, bien utilisées, et redistribuées. Soyez en tous remerciés par avance.

Je vous l’ai écrit dans la précédente lettre hospitalière : nous, Francs-Maçons des Loges Nationales Françaises Unies, avons toujours revendiqué la petitesse de notre obédience, le fait de tous se connaitre, mais n’avons jamais eu honte de ce que nous étions. Soyons à la hauteur de la qualité de notre engagement maçonnique et dispensons dans les semaines à venir l’Amour Fraternel qui nous rendra plus forts ensemble, et plus que jamais faisons nôtre, le dernier message de René Guilly : « et dis leur bien, que nous nous faisons une très haute idée de la Franc-Maçonnerie… »

Que Dieu nous soit en aide. 

Je vous embrasse avec toute mon affection Fraternelle. 

Dominique SAPPIA 
Grand Hospitalier 
Loges Nationales Françaises Unies 

jeudi 9 avril 2020

Action de Bienfaisance des LNFU

Les Loges Nationales Françaises Unies ont fait don cette semaine d’un respirateur au service de réanimation du Centre hospitalier intercommunal de Créteil, en région parisienne. 

Dans une interview sur le site Hiram.be, Roger Dachez, Grand Maître des LNFU, y voit "une action normale" face à la crise sanitaire que nous vivons et le dénuement des équipes de soin.

La franc-maçonnerie traditionnelle, s'abstenant de déclarations publiques, a une coutume immémoriale : "la bienfaisance, dans toute l’extension matérielle et spirituelle du terme". C’est ainsi que la franc-maçonnerie traditionnelle libre s'extériorise.

D'autre part, en interne, face à l’isolement de tous, confinés dans des conditions pas toujours confortables, des réunions informelles en visioconférence sont organisées aux LNFU, sans être pour autant des tenues virtuelles.

En conclusion de cette interview, "la maçonnerie, à la mesure de ses moyens, devra être à la hauteur. Mais cela ne doit empêcher personne de se préoccuper aujourd’hui même du bien commun de tous, maçons et non-maçons : notre patrie spirituelle, c’est l’humanité tout entière."

dimanche 8 mars 2020

Action de Bienfaisance de la Loge "Le Cèdre et les Pensées"

La Loge « Le Cèdre et les Pensées n°4 » des LNFU en vue d’une action de bienfaisance pour l’année 2020 a remis, avec l’aide du Grand Hospitalier, un chèque d’un montant de 500 € à l’Association : « Atouts Femmes » dont l’action au quotidien est de soutenir, protéger les familles et les femmes en difficulté dans leur quartier aux moyens d’ateliers créatifs pour les sortir de leur isolement.

  • Fabrication de bijoux
  • Nutrition
  • Fête pour enfants Noël, pâques, Sortie pour s’amuser dans la neige
  • Théâtre, Opéra
  • Sophrologie
  • Self défense
  • Judo pour enfants
  • Diverses conférences sur la condition et les violences faites aux Femmes dans le monde

Cette association portée à bout de bras par sa responsable n’obtient que peu de subvention et elle frappe à beaucoup de portes pour pouvoir donner des moments de partage et bonheur à son entourage. Car tout cela à un coût.
Aussi notre Don financier a été très bien reçu et les remerciements furent chaleureux, au nom des LNFU et de tous ses membres. MERCI !
Notre frère Robert Guinot, photographe pro tempore, représentait pour cette remise les LNFU et son Grand Maitre.

Nicole Guinot